Par Claudette Cormier

mercredi 22 avril 2026

Jour de migration - 4ième et dernière partie

Suite du récit du 18 avril 2026 au Grand Marais de Métabetchouan.

Après nous êtres sustentés côté estomacs au restaurant, Germain et moi allons marcher dans un sentier forestier en après-midi afin de digérer nos hydrates de carbone. Ce qui nous intéresse ici sont les oiseaux passereaux. Avec la matinée très intense que nous avons vécu, c'est tout un contraste à cet endroit. C'est que les passereaux ressentent une baisse de pression atmosphérique. Cela fait qu'ils deviennent très discrets et silencieux. Ils mettent leurs énergies à manger avant que le mauvais temps n'arrive. Et il arrivera. Les oiseaux n'ont pas besoin de cadrans, d'ordinateurs, ni de satellites pour savoir que le régime météo vient de changer. Ils ont un radar intégré en eux.

Nous avons observé un faux hibou sur notre chemin (C. Cormier)

C'est un silence presque troublant dans la forêt concernant les oiseaux. Cependant, nos oreilles sont remplies par le bruit du vent dans la faîte des arbres. Nous recensons ce que nous pouvons sur ce sentier. Sur les parties du sol dégagées de neige, les juncos et les bruants sont occupés et très concentrés à se trouver de la nourriture.

Nous poursuivons notre marche en recherchant des passereaux. Le temps lui, s'assombrit. Des nuages plus opaques cachent le soleil maintenant. En se déplaçant, nous arrivons devant un peuplement de bouleaux. Cela me donne une sensation étrange d'être devant un peuplement de Bouleaux blancs. Tout est blanc, même le ciel derrière les arbres, sauf pour quelques Peupliers faux-tremble situés devant qui apportent un petit contraste rassurant. Cet endroit me donne toujours ce drôle d'effet.

Tout est blanc et laiteux dans ce peuplement de bouleaux (C. Cormier)

Enfin nous voyons quelques oiseaux autres que des bruants et des juncos. Cachés derrière des arbres, deux Pics maculés semblent jouer un « jeu de pics » qu'eux seuls en connaissent les règles. J'ai eu la chance de pouvoir photographier l'un d'eux. En effet, car habituellement, ils se tiennent souvent dans le haut des arbres. Il n'y a pas à dire, les Pics maculés sont de superbes oiseaux à observer.

Cache-cache de Pic maculé (C. Cormier)

Ce Pic maculé, un mâle, est tout à fait superbe (C. Cormier)

Vers la fin de notre marche, Germain détecte la présence de deux Grimpereaux bruns! Ceux-ci émettent leur sifflement aigu, se répondant l'un et l'autre pendant qu'ils grimpent sur les troncs d'arbres. Les oiseaux étant plus petit qu'une Mésange à tête noire, les Grimpereaux bruns sont des experts en camouflage. Arpentant des arbres ayant l'écorce rugueux, comme les pins et les épinettes, ils sont difficiles à détecter.

Le roi du camouflage, le Grimpereau brun (C. Cormier)

Le Grimpereau brun possède un plumage complexe (C. Cormier)

En fin d'après-midi, nous retournons à la maison à La Baie. Nous avons la tête pleine d'images d'oiseaux que nous avons observés toute la journée. Germain et moi jasons de la migration ayant eu lieu aujourd'hui, mais plus les minutes avancent, plus le silence s'installe. Nous sommes brûlés de fatigue. Une grosse journée sur le terrain. Mais le coeur est heureux.

Fin de l'excursion du 18 avril 2026 à Métabetchouan.

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