Par Claudette Cormier

dimanche 19 avril 2026

Jour de migration - 1ère partie

Nous sommes le 18 avril 2026. Tôt en matinée, Germain et moi partons pour Métabetchouan au Lac-Saint-Jean. La nuit dernière, des vents du sud ont soufflés. Au printemps, lorsqu'il y a des vents du sud particulièrement durant la nuit, les migrateurs nocturnes se mettent en branle et migrent en masse. Nommons ici : oies, bernaches, canards et diverses espèces de passereaux. Ça devrait être intéressant sur le terrain. C'est cela que nous allons vérifier.

En arrivant sur le site, nous mettons tuque/foulard/gants/doudoune. À 9h, il ne fait que 3°C. Le ciel est partiellement nuageux et des vents du sud-est, déjà forts en intensité, sont présents. Environnement Canada nous annonce une belle journée ensoleillée avec des températures à la hausse. Bof... On verra. Je suis fatiguée des fausses promesses climatiques.

Au premier arrêt près du Grand Marais à Métabetchouan, tout de suite nous avons été pris en otage par une migration de Quiscales bronzés. Nous en avons eu plein les bras à les compter. Ceux-ci passaient entre 30 et 60 individus à la fois en émettant leur cris « chuck-chuck-chuck ». Il y avait un flux constant. On ne pouvait pas bouger d'un iota. Au travers des quiscales, quelques Carouges à épaulettes ont été recensés. Puis, de temps en temps, des Pics flamboyants passaient devant nous, en migration eux aussi. Nous avons recensé 12 Pics flamboyants. Entre les vagues de quiscales en furie, une Grue du Canada en vol a été observée près de nous. La grue a traversé le Grand Marais pour disparaître au loin. Elle est également en migration. Finalement, au bout d'une heure, Germain et moi avons estimé à 825 quiscales. Fiou! Et au travers de tout ces volatiles, d'autres espèces d'oiseaux circulaient dans le secteur. Il fallait avoir des yeux partout! Le flux de quiscales diminuant en intensité, nous avons pu changer d'emplacement.

Nous pouvions voir arriver les Quiscales bronzés de loin (C. Cormier)

Les oiseaux noirs étaient difficile à compter car ils allaient vite (C. Cormier)

J'ai pu capter cette Grue du Canada en vol in extremis (C. Cormier)

En empruntant un rang, nous effectuons des arrêts successifs afin de recenser les passereaux. Il y avait des Juncos ardoisés un peu partout. Quant aux Bruants chanteurs, ils lançaient leurs notes musicales et joyeuses lors de nos arrêts. En parcourant à pied un petit secteur boisé, deux Bruants hudsoniens ont émis leur cri en signe de présence. L'un d'eux s'est laissé observer à loisir pour notre plus grand bonheur. Il est si élégant ce bruant, muni de sa couronne rousse ainsi que ses épaules arborant de petites taches rousses. 

L'élégant Bruant hudsonien fait une pause avant de migrer (C. Cormier)

Sur le terrain, il y a eu une énorme différence entre il y a une semaine au même endroit et cette journée. Les oiseaux ont donné un bon coup dans leur migration. Ceux-ci rentrent à plein dans la région.

PETITE NOTE : Il s'est passé tellement de belles choses sur le terrain que je dois scinder mon récit en quatre ou cinq sections! Revenez bientôt pour la suite de la lecture!

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