Par Claudette Cormier

mardi 31 mars 2026

Le retour du Phoque commun

Vous vous souvenez que le 27 mars 2026, le brise-glace le Pierre Radisson cassait les glaces ici à La Baie. Le lendemain, tout était gelé à nouveau dû au grand froid qui a sévit durant la nuit. Cependant, devant la résidence, une mince strate d'eau libre a réussi à persister malgré le froid.

La nappe d'eau libre traversant la banquise (C. Cormier)

Dans cette nappe d'eau, un Phoque commun est apparu! Il a été vu pendant deux jours consécutifs. Celui-ci sortait souvent la tête de l'eau et plongeait aussitôt pour sans doute y chasser le poisson. Puis, le phoque a complètement sorti de l'eau pour se prélasser sur la banquise pendant plusieurs heures. La prise de photos fut un peu extrême à partir de la résidence. Le phoque était à un kilomètre de distance et il y avait un peu de réverbération. Et dans l'angle où je pouvais prendre la photo, j'étais au prise avec une série de câbles électriques et d'arbres devant la maison. Bref, je vous soumets des photos preuves de l'animal marin, les clichés étant flous et pixelisés. Mais bon... Ce sont des photos terrain.

Les câbles et les arbres ont été des obstacles pour la photographie (C. Cormier)

Le phoque en position de banane (C. Cormier)

En se déplaçant, le phoque bougeait ses palmes (C. Cormier)

Sur la banquise, le phoque a relaxé pendant des heures (C. Cormier)

Il y a toujours eu des phoques au Saguenay, soit à Chicoutimi, à Saint-Fulgence, à La Baie et dans le fjord. Même en sachant cela, je m'émerveilles chaque fois que j'en observe dans la région. Pensons-y. Des phoques ici, chez nous, à l'intérieur des terres, à des kilomètres du fleuve Saint-Laurent. Nous sommes chanceux de pouvoir observer cette faune marine chez nous!

samedi 28 mars 2026

La libération des glaces à La Baie

Cela fait au moins deux semaines que le brise-glace le Pierre Radisson fait du déglaçage dans le fjord du Saguenay. Entre les épisodes de cassage de glace, il doit également escorter les bateaux cargos et les pétroliers qui se rendent régulièrement aux installations portuaires de Port-Alfred et de Grande-Anse. Hier, le 27 mars 2026, c'était enfin le jour où le brise-glace allait dégager les glaces de La Baie. Oh! Que l'attente fut longue... Mais la joie fut au comble de voir la baie à l'eau libre en fin d'après-midi!

Le Pierre Radisson a passé la journée à déglacer la baie (C. Cormier)

Le brise-glace à l'oeuvre (G. Savard)

Cette journée fut glaciale (mot de circonstance). Il faisait si froid que même les Grands Corbeaux ne voulaient pas planer dans le ciel. Trop froid. Puis devant ma résidence, des Corneilles d'Amérique, les régulières du coin, elles non plus ne voulaient pas se déplacer aujourd'hui. Celles-ci s'abritaient derrière un écran de conifères afin d'éviter d'affronter les vents cinglants. Pour une fin mars, l'hiver ne lâche pas le morceau!

Les Corneilles d'Amérique se cachent des vents glaciaux (C. Cormier)

En début de soirée, le Pierre Radisson terminait sa longue mission hivernale. Depuis novembre 2025 jusqu'à la fin mars 2026, il a escorté tous les bateaux, les allés et les retours au fleuve Saint-Laurent. Avant de quitter La Baie, le navire a paradé le long des battures en passant devant la résidence lors du coucher du soleil. Ensuite, il est parti pour Gaspé.

Le brise-glace a passé très près du rivage en début de soirée; nous voyons une partie de mon balcon (C. Cormier)

Fin de mission pour le Pierre Radisson (C. Cormier)

Une touche de chaleur en cette fin de journée très froide (C. Cormier)

Germain et moi étions heureux de revoir les eaux de la baie accentuées d'une couleur bleue royale profond. C'était vraiment beau! La joie fut de courte durée cependant. Lors de la nuit qui a suivi, il a fait -25°C. Au matin du 28 mars, tout était gelé. Encore. Printemps tardif. Dans quelques jours, la baie sera de nouveau à l'eau libre grâce aux jeux des marées et des vents.

P.S. Ma caméra qui a dix ans d'âge est défectueuse. Elle a été envoyée à la compagnie pour fins de réparation. En attendant, Germain me vient en aide avec ses optiques à lui. Pfiou!

lundi 23 mars 2026

Whisky sur glace

En fin de journée du 21 mars 2026 à La Baie, un coucher de soleil a brièvement effectué un clin d'oeil au travers des nuages avant de disparaître sous l'horizon. Le long de mon balcon, les glaçons sont toujours présents. Voyant la lumière brillante scintiller dans la glace, j'ai pu croquer quelques images avant que le rideau nuageux ne se referme sur le soleil couchant. 

Je vous partage les meilleures images de ma courte séance photo. La dernière photographie est la plus spéciale à mes yeux. La couleur whisky dans les glaçons est superbe! Et que dire des points d'ancrage des glaces sur le balcon qui ressemblent à des sabots? La glace arbore un art merveilleux!

Les glaçons aux reflets bleus et orangés sont magnifiques (C. Cormier)

L'orangé du soleil couchant agrémente joliment les glaçons (C. Cormier)

Si joli l'effet bigarré et la lumière scintillante sur le rebord des glaçons (C. Cormier)

Celle-ci est ma photo préférée des glaçons à la couleur whisky (C. Cormier)

dimanche 22 mars 2026

Un petit tour à L'Anse-Saint-Jean

Cette fin de semaine, Germain et moi avions le goût de nous promener à L'Anse-Saint-Jean. Il va sans dire que le paysage là-bas y est toujours magnifique peu importe la saison. Aujourd'hui le 21 mars 2026, nous ajoutons une raison supplémentaire à notre présence dans ce village. C'est que la migration des grands rapaces est commencée. Il s'agit donc d'une excursion ornithologique. La présence de Pygargues à tête blanche et d'Aigles royaux est anticipée par nous. Ces oiseaux sont tellement résilient. En effet, en mars et en avril lors de leur migration, ces immenses oiseaux de proie se dirigent vers le nord alors que tout est encore gelé et enneigé. 

Le magnifique paysage à L'Anse-Saint-Jean (C. Cormier)

Les conditions météorologiques ne sont pas optimums, mais quand même bonnes. Malgré le beau soleil qui reluit, les vents sont mordants, de quadrant ouest-nord-ouest. Le vent est souhaité pour voir ces oiseaux. Par contre, le froid qui accompagne les vents est parfois difficile pour nous les observateurs. En plus, le long du contrefort nord du fjord du Saguenay, une ligne de Cumulus congestus déverse continuellement des averses de neige de ce côté. Cela nous enlève de la visibilité.

L'idée pour trouver des oiseaux de proie en migration est de sonder le ciel aux jumelles. D'abord en inspectant le ciel au-dessus des montagnes du côté sud du fjord. Les picots qui planent pourraient être des pygargues et des aigles (rares). Mais bien souvent, nous observons des Grands Corbeaux qui eux excellent dans le vol plané. Et s'il n'y a rien pour le moment du côté sud, nous devons ensuite regarder au-dessus des montagnes du côté nord du fjord. Et ce mouvement de jumelles se poursuit pendant deux à trois heures d'affilées. La persévérance est de mise pour la trouvaille des grands rapaces en migration.

Du côté sud, les rapaces s'élèvent souvent au-dessus du buton proéminent (C. Cormier)

Les rapaces traversent le fjord pour franchir les montagnes du côté nord (C. Cormier)

Durant nos observations, nous avons repéré trois Pygargues à tête blanche en migration et deux Faucons pèlerins. Ces derniers restaient dans les parages à faire paniquer les Corneilles d'Amérique  présentes en bon nombre près de nous. Pour les pygargues, c'était un peu frustrant. Du côté nord de la rivière Saguenay, les rapaces disparaissaient derrière un rideau de neige nous empêchant de les apprécier plus longtemps.

Un des Pygargues à tête blanche en migration, très haut dans le ciel (C. Cormier)

Il a vraiment fait froid. Les rafales de vent s'infiltraient dans les moindres petits espaces ouverts de nos vêtements, même si nous étions très bien habillés. Pour ma part, ma résilience au froid n'était pas grande aujourd'hui. J'ai passé la moitié du temps à observer à partir de l'intérieur de la voiture. Je n'avais pas le choix de me réchauffer ainsi afin de rester le plus longtemps possible sur le terrain. Germain lui est resté dehors tout le long, bravant les rafales et le froid. 

Germain au poste d'observation et résilient au froid et aux vents (C. Cormier)

Puis tout à coup, que voyons nous arriver dans notre secteur? Le brise-glace le Pierre Radisson! Lors de notre excursion, le navire s'affairait à casser la glace dans l'anse, mais par petites tranches à la fois, lanières par lanières. Nous ne savons pas pourquoi il n'est pas rentré à fond de train dans l'anse pour casser la glace plus rapidement.

Le brise-glace le Pierre Radisson à l'oeuvre (C. Cormier)

En fin d'après-midi, nous sommes retournés à la maison. Cette phase est agréable car nous pouvons enlever toutes les grosses couches de vêtements pour nous mettre en linge mou et nous réchauffer. Nous sommes bien contents de notre journée malgré les irritants météorologiques.

vendredi 20 mars 2026

Effervescence en ce jour d'équinoxe

Aujourd'hui, 20 mars 2026, c'est officiellement le printemps. Notez que je n'ajoute pas de point d'exclamation à la fin de ma phrase. Il fait encore froid et des averses de neige tombent aux deux jours. On dirait que le printemps comme on le connaissait habituellement ne se manifeste plus comme avant. L'expression « dans mon temps » s'applique me concernant. Les décennies qui sont derrière moi me permettent de comparer ces anomalies climatiques.

Bon ben... La seule effervescence que j'ai pu observer en ce jour d'équinoxe est celle située dans les glaçons qui sont soudés au pied du balcon. Début timide pour le début du printemps. Pas de soleil, pas de douceur, pas de couleurs. J'ai hâte aux jours meilleurs et vous autres aussi j'en suis certaine.

Glaçons aux bulles effervescentes (C. Cormier)

mercredi 18 mars 2026

Quelques couleurs!

Enfin! De mon balcon, je commence à pouvoir admirer les couchés de soleil! Je vous ai promis de vous les partager. Celui-ci a été croqué le 18 mars 2026, chez moi à La Baie. Que c'est bon de revoir des couleurs chaudes dans le ciel encore froid pour cette période!

Les couleurs chaudes font du bien à admirer à cette sortie d'hiver (C. Cormier)

mardi 17 mars 2026

La tempête de la Saint-Patrick

Lorsque nous sommes au mois de mars et que nous nous excitons dès les premiers redoux de température, qu'il fait au delà de 0°C, certains parmi nous disons qu'il ne faut pas trop se réjouir trop vite. Avec raison. N'oublions pas que fort probablement nous aurons encore une ou deux tempêtes autour de la Saint-Patrick...

Et comme de fait, le 17 mars 2026, exactement le jour de la Saint-Patrick, un front froid très vigoureux était de passage en matinée. Ce puissant front a violemment balayé notre région ainsi que la province de Québec. Au début du front, les rafales de vent ont excédées les 70 km/hre accompagnés de fortes bourrasques de neige. Aujourd'hui, justement à cause de ce front froid, il y a eu plusieurs dégâts dans le sud du Québec. En effet, car les vents ont été beaucoup plus forts qu'ici, soit entre 90 et 100 km/hre. 

Voyant à l'horizon les bourrasques de neige arriver à La Baie, je me suis préparée pour filmer le tout en restant bien au chaud à l'intérieur de la résidence. Il n'y a rien comme montrer des vidéos pour nous mettre dans l'ambiance et le contexte du moment. J'avoue que j'ai eu une certaine frousse lorsque les vents ont secoué le secteur. Quand les éléments de la nature se déchaînent, on se sent bien petits devants ces gros systèmes. Mais heureusement, plus de peur que de mal ce matin.

Le front froid arrive à grande vitesse (C. Cormier)

Le bateau cargo est sur le point d'être englouti par les bourrasques (C. Cormier)

Pu de bateau... (C. Cormier)

Devant l'anse-à Benjamin, la vitesse des vents est impressionnante (C. Cormier)

Et voilà la tempête arrivée à la maison (C. Cormier)

Dix minutes après la tempête, le soleil sort, comme si rien était (C. Cormier)

Toute la journée, la météo a été en dents-de-scie, alternant entre les bourrasques de neige et les épisodes d'ensoleillement. Ce sont les aléas du mois de mars, le combat ultime entre les systèmes météo, entre l'hiver qui ne veut pas quitter et le printemps qui lui veut s'installer. Nous sommes bien petits devant ces géants climatiques.

vendredi 13 mars 2026

Une petite balade en soirée

C'était le 9 mars 2026. Afin de célébrer le changement d'heure enfin arrivé, Germain et moi faisons une petite excursion en soirée ici à La Baie. En plus, la température aujourd'hui est douce avec des vents chauds provenant du sud-ouest. Que c'est bon pour nos âmes!

Nous nous rendons sur la piste cyclable qui nous mène près des installations portuaires. Ce n'est pas évident car la neige défonce sous nos pas et l'eau de fonte teste nos bottes côté imperméabilité!

Arrivés sur le site, nous sommes face à un point d'eau où les canards hivernants s'y promènent. Eux aussi doivent être contents puisqu'ils ont passé l'hiver dans un petit ruisseau situé près des installations portuaires. Tout était gelé autour.

Le point d'eau situé près des installations portuaires (C. Cormier)

Parmi nos observations, il y avait plusieurs canards hivernants dont des Canards colverts, des Canards noirs et un Garrot à oeil d'or. Ce dernier n'a pas hiverné à cet endroit. Nous ne connaissons pas sa provenance. Pendant trente minutes, nous avons observé les oiseaux qui nageaient paisiblement. Mais par-dessus tout, nous étions heureux de savourer ce moment d'être dehors, d'apprécier notre première sortie ornithologique en soirée et de se dire que le printemps sera bientôt là avec toutes ses promesses.

Un couple de Canards colverts (C. Cormier)

Il y avait des Canards noirs, un couple aussi  (C. Cormier)

Le Garrot à oeil d'or qui se secoue (C. Cormier)

La tache blanche ovale dans la face du garrot est très apparente (C. Cormier)

Retournant sur nos pas dans la neige molle et mouilleuse, j'en ai profité pour croquer ce coucher de soleil très doré. Le ciel était sans nuages. Sur la photographie, nous voyons le reflet du coucher de soleil dans l'eau de fonte de glace sur le stationnement. Ce fut une petite sortie qui nous a fait un bien énorme!

Un superbe coucher de soleil doré au-dessus de La Baie (C. Cormier)

mercredi 11 mars 2026

Un peu d'air frais

Bonjour à tous! En ce matin du 11 mars 2026, alors que je jetais un coup de jumelles sur les Corneilles d'Amérique s'alimentant sur les glaces à La Baie, j'ai aperçu au loin un mammifère. C'était un Cerf de Virginie! Et mon doux qu'il est loin, entre quatre et cinq kilomètres de mon point de vue. L'animal se déplaçait lentement sur la banquise le long du contrefort au pied de la montagne de la Croix. L'endroit et non loin de l'anse-à-Benjamin. Je n'ai pas pu l'observer longuement car la tempête de neige est arrivée et a coupé toute visibilité. 

Le Cerf de Virginie se déplace sur la banquise (C. Cormier)

Le petit picot à droite sur les glaces, c'est le cerf (C. Cormier)

Éboueuses des glaces

Bonjour à tous! Maintenant que les pêcheurs à La Baie ont très récemment quitté le site de pêche blanche, d'autres occupants sont observés à tous les jours le long des anciennes rues glacées du site. 

Le site de pêche blanche vidé de ses cabanes (C. Cormier)

Ce sont les Corneilles d'Amérique qui ont pris l'endroit d'assaut. Elles y trouvent des sources de nourriture telles des restes de poissons et probablement quelques détritus comestibles laissés par les pêcheurs. Tout sera trouvé. Tout sera nettoyé par les corneilles. Rien ne sera perdu.

Les Corneilles d'Amérique rassemblées sur le site de pêche blanche (C. Cormier)

Les Corneilles d'Amérique excitées d'être ensemble (C. Cormier)

À chaque jour, au delà de 100 corneilles sont éparpillés sur les glaces de la baie. Les rassemblements de corvidés sont toujours impressionnants à observer. À cette période, je ne sais pas s'il s'agit entièrement de corneilles locales ayant hiverné ou s'il y a quelques migratrices au travers. Nous sommes très près de la période de migration des corneilles. La majorité d'entre elles a hiverné dans le sud du Québec ou au nord des États-Unis. Dans quelques jours, ces oiseaux vont revenir vers nos contrées du nord pour y nicher. Bientôt, elles seront partout dans la région en grand nombre. 

Elles criaient pour crier, excitées du printemps qui arrive enfin (C. Cormier)

Cette corneille est revenue chez moi pour y nicher derrière la résidence (C. Cormier)

mardi 10 mars 2026

Pêche blanche, bateaux cargos et migration d'oiseaux!

Bonjour à tous! Vous me pardonnerez un petit écart... Le sujet d'aujourd'hui ne touchera guère la nature en tant que telle, sauf à la toute fin du texte. J'avais le goût de vous partager mes observations de la fin de semaine dernière. Très récemment, entre le 6 et le 8 mars 2026, les instances locales à La Baie ont sommé les pêcheurs de sortir leurs cabanes du site de la pêche blanche. Les pêcheurs ont eu une pleine saison qui a duré deux mois. Mais pour les mordus de pêche blanche, c'est jour de deuil concernant leur loisir hivernal. Le bal des cabanes a battu son plein, les amateurs de pêche sortant souvent à la dernière minute. Ils sont passionnés!

Les dernières cabanes sont à sortir (C. Cormier)

Le brise-glace le Pierre Radisson qui entretien la voie maritime (C. Cormier)

Impressionnante proximité des bateaux et des cabanes à pêche (C. Cormier)

Résidant devant le site de pêche blanche, j'ai pu observer les activités de près. La voie maritime était également très active durant cette fin de semaine. Au moins trois bateaux cargos entraient ou sortaient des installations portuaires. Tout ces bateaux sont dépendants des bons services qu'offre le brise-glace le Pierre Radisson. Pendant tout l'hiver, c'est lui qui a fait la navette dans le fjord du Saguenay accompagnant les navires durant leur allés et retours du fleuve Saint-Laurent.

Trois bateaux cargos et le brise-glace qui gère la navigabilité les navires (C. Cormier)

Le site de pêche blanche étant vidé de ses cabanes, il y a toujours des récalcitrants qui veulent faire leur propre loi et poursuivre leur pêche. Cependant, cette décision les mettent en danger puisqu'ils ne savent pas se contenter ni être raisonnable. Le 9 mars 2026, l'hélicoptère de la Garde-Côtière a fait du repérage le long de la baie. Du côté de l'Anse-à-Benjamin, une grande tente rouge était au large. Le pilote de l'hélicoptère a descendu à la verticale, restant stationnaire dans les airs à environ vingt pieds du sol glacé, immobile en face de la tente. Je pense qu'il attendait pour voir si quelqu'un allait sortir de la tente. Mais non... Personne n'est sorti. Alors, l'hélicoptère s'est posé directement sur la banquise. Le pilote et son compagnon se sont rendus à pieds à la tente pour voir s'il y avait quelqu'un dedans. Pas d'occupant en vue. Finalement, les deux hommes sont retournés à leur machine et ont quitté les lieux. Deux heures suivants cet événement, une personne est allée démonter la tente rouge. L'histoire ne dit pas si c'était le propriétaire ou non. Voilà qui met officiellement fin à la saison du site de la pêche blanche pour cet hiver. 

Hélicoptère de la Garde-Côtière posé au large de l'anse-à-Benjamin (C. Cormier)

L'Anse-à-Benjamin est à quatre kilomètres de ma résidence (C. Cormier)

L'hélicoptère s'envole du site (C. Cormier)

L'hélicoptère passe devant la résidence et poursuit sa route (C. Cormier)

Très bientôt, le brise-glace va pouvoir casser les glaces dans la baie. Mais avant, il doit s'occuper de casser les glaces dans le fjord. D'ailleurs, en ce 10 mars, le Pierre Radisson faisait du déglaçage entre Petit-Saguenay et l'embouchure du fleuve. 

Et qu'est-ce que j'ai aperçu ce matin volant au large du site de la pêche blanche? Des goélands! Quelques-uns sont déjà arrivés, cela avant que le brise-glace ne fasse son travail ici à La Baie! La migration est officiellement commencée!

Quatre Goélands bourgmestres sur les glaces du site de la pêche blanche (C. Cormier)

mercredi 4 mars 2026

Un bijou régional

Au cours de l'hiver et au début du printemps, un spectacle époustouflant nous est offert au Saguenay à chaque année. Il suffit de regarder en direction nord lors de journées ensoleillées pour apercevoir les Monts-Valin dans toute sa splendeur. Pour ainsi dire, ce sont nos Rocheuses à nous!

La beauté incontestable des Monts-Valin (C. Cormier)

En janvier dernier, pendant une journée très froide, Germain et moi avons roulé dans les rangs à La Baie dans le but de capter la magnifique vue qu'offre les Monts-Valin. Si vous le voulez bien, laissons les prochaines images parler d'elles-mêmes.

À vol d'oiseau, les Monts-Valin sont proches de la rivière Saguenay (C. Cormier)

L'antenne enneigée au sommet du mont Valin (C. Cormier)

Les affleurements rocheux sont impressionnants (C. Cormier)