Par Claudette Cormier

mercredi 1 avril 2026

Histoires de phoques, la suite

Au matin du 31 mars 2026 à La Baie, une surprise attendait les baieriverins. Ça y est! La baie s'est dégagée de ses glaces! Nous voyons les battures! Les grandes marées de la nuit dernière ont fait du bon travail.

Au matin, la baie était libérée de ses glaces en grande partie (C. Cormier)

Pour un certain temps, le jeu des marées va promener les glaces flottantes. C'est là que ça devient intéressant. Sur les biscuits de glace, il y a souvent des phoques qui utilisent ces plateformes flottantes pour prendre un bain de soleil. Et c'est ce qui est arrivé aujourd'hui.

Le jeu des marées promène constamment les glaces (C. Cormier)

À l'aide de jumelles et d'un télescope, j'ai cherché la présence de phoques sur les glaces. Au bout du compte, j'ai recensé trois individus, dont deux phoques de mon côté (rive sud) et un autre au large de l'Anse-à-Benjamin (rive nord). Celui qui était le plus près était à un kilomètre de ma résidence. J'ai pu prendre quelques photos terrain (floues et pixelisées) et une vidéo. Pour la vidéo, j'étais au bout du zoom et à bout de bras. La caméra est lourde alors j'ai fait mon gros possible pour ne pas bouger. Mais l'idée est de partager ce qui se passe dans mon environnement et de vous montrer toute la beauté.

Le Phoque commun prend la pose mannequin (C. Cormier)

Le phoque est alerte au moindre bruit suspect (C. Cormier)

C'est très comique de le voir bouger sur son ventre (C. Cormier)

mardi 31 mars 2026

Le retour du Phoque commun

Vous vous souvenez que le 27 mars 2026, le brise-glace le Pierre Radisson cassait les glaces ici à La Baie. Le lendemain, tout était gelé à nouveau dû au grand froid qui a sévit durant la nuit. Cependant, devant la résidence, une mince strate d'eau libre a réussi à persister malgré le froid.

La nappe d'eau libre traversant la banquise (C. Cormier)

Dans cette nappe d'eau, un Phoque commun est apparu! Il a été vu pendant deux jours consécutifs. Celui-ci sortait souvent la tête de l'eau et plongeait aussitôt pour sans doute y chasser le poisson. Puis, le phoque a complètement sorti de l'eau pour se prélasser sur la banquise pendant plusieurs heures. La prise de photos fut un peu extrême à partir de la résidence. Le phoque était à un kilomètre de distance et il y avait un peu de réverbération. Et dans l'angle où je pouvais prendre la photo, j'étais au prise avec une série de câbles électriques et d'arbres devant la maison. Bref, je vous soumets des photos preuves de l'animal marin, les clichés étant flous et pixelisés. Mais bon... Ce sont des photos terrain.

Les câbles et les arbres ont été des obstacles pour la photographie (C. Cormier)

Le phoque en position de banane (C. Cormier)

En se déplaçant, le phoque bougeait ses palmes (C. Cormier)

Sur la banquise, le phoque a relaxé pendant des heures (C. Cormier)

Il y a toujours eu des phoques au Saguenay, soit à Chicoutimi, à Saint-Fulgence, à La Baie et dans le fjord. Même en sachant cela, je m'émerveilles chaque fois que j'en observe dans la région. Pensons-y. Des phoques ici, chez nous, à l'intérieur des terres, à des kilomètres du fleuve Saint-Laurent. Nous sommes chanceux de pouvoir observer cette faune marine chez nous!

samedi 28 mars 2026

La libération des glaces à La Baie

Cela fait au moins deux semaines que le brise-glace le Pierre Radisson fait du déglaçage dans le fjord du Saguenay. Entre les épisodes de cassage de glace, il doit également escorter les bateaux cargos et les pétroliers qui se rendent régulièrement aux installations portuaires de Port-Alfred et de Grande-Anse. Hier, le 27 mars 2026, c'était enfin le jour où le brise-glace allait dégager les glaces de La Baie. Oh! Que l'attente fut longue... Mais la joie fut au comble de voir la baie à l'eau libre en fin d'après-midi!

Le Pierre Radisson a passé la journée à déglacer la baie (C. Cormier)

Le brise-glace à l'oeuvre (G. Savard)

Cette journée fut glaciale (mot de circonstance). Il faisait si froid que même les Grands Corbeaux ne voulaient pas planer dans le ciel. Trop froid. Puis devant ma résidence, des Corneilles d'Amérique, les régulières du coin, elles non plus ne voulaient pas se déplacer aujourd'hui. Celles-ci s'abritaient derrière un écran de conifères afin d'éviter d'affronter les vents cinglants. Pour une fin mars, l'hiver ne lâche pas le morceau!

Les Corneilles d'Amérique se cachent des vents glaciaux (C. Cormier)

En début de soirée, le Pierre Radisson terminait sa longue mission hivernale. Depuis novembre 2025 jusqu'à la fin mars 2026, il a escorté tous les bateaux, les allés et les retours au fleuve Saint-Laurent. Avant de quitter La Baie, le navire a paradé le long des battures en passant devant la résidence lors du coucher du soleil. Ensuite, il est parti pour Gaspé.

Le brise-glace a passé très près du rivage en début de soirée; nous voyons une partie de mon balcon (C. Cormier)

Fin de mission pour le Pierre Radisson (C. Cormier)

Une touche de chaleur en cette fin de journée très froide (C. Cormier)

Germain et moi étions heureux de revoir les eaux de la baie accentuées d'une couleur bleue royale profond. C'était vraiment beau! La joie fut de courte durée cependant. Lors de la nuit qui a suivi, il a fait -25°C. Au matin du 28 mars, tout était gelé. Encore. Printemps tardif. Dans quelques jours, la baie sera de nouveau à l'eau libre grâce aux jeux des marées et des vents.

P.S. Ma caméra qui a dix ans d'âge est défectueuse. Elle a été envoyée à la compagnie pour fins de réparation. En attendant, Germain me vient en aide avec ses optiques à lui. Pfiou!

lundi 23 mars 2026

Whisky sur glace

En fin de journée du 21 mars 2026 à La Baie, un coucher de soleil a brièvement effectué un clin d'oeil au travers des nuages avant de disparaître sous l'horizon. Le long de mon balcon, les glaçons sont toujours présents. Voyant la lumière brillante scintiller dans la glace, j'ai pu croquer quelques images avant que le rideau nuageux ne se referme sur le soleil couchant. 

Je vous partage les meilleures images de ma courte séance photo. La dernière photographie est la plus spéciale à mes yeux. La couleur whisky dans les glaçons est superbe! Et que dire des points d'ancrage des glaces sur le balcon qui ressemblent à des sabots? La glace arbore un art merveilleux!

Les glaçons aux reflets bleus et orangés sont magnifiques (C. Cormier)

L'orangé du soleil couchant agrémente joliment les glaçons (C. Cormier)

Si joli l'effet bigarré et la lumière scintillante sur le rebord des glaçons (C. Cormier)

Celle-ci est ma photo préférée des glaçons à la couleur whisky (C. Cormier)

dimanche 22 mars 2026

Un petit tour à L'Anse-Saint-Jean

Cette fin de semaine, Germain et moi avions le goût de nous promener à L'Anse-Saint-Jean. Il va sans dire que le paysage là-bas y est toujours magnifique peu importe la saison. Aujourd'hui le 21 mars 2026, nous ajoutons une raison supplémentaire à notre présence dans ce village. C'est que la migration des grands rapaces est commencée. Il s'agit donc d'une excursion ornithologique. La présence de Pygargues à tête blanche et d'Aigles royaux est anticipée par nous. Ces oiseaux sont tellement résilient. En effet, en mars et en avril lors de leur migration, ces immenses oiseaux de proie se dirigent vers le nord alors que tout est encore gelé et enneigé. 

Le magnifique paysage à L'Anse-Saint-Jean (C. Cormier)

Les conditions météorologiques ne sont pas optimums, mais quand même bonnes. Malgré le beau soleil qui reluit, les vents sont mordants, de quadrant ouest-nord-ouest. Le vent est souhaité pour voir ces oiseaux. Par contre, le froid qui accompagne les vents est parfois difficile pour nous les observateurs. En plus, le long du contrefort nord du fjord du Saguenay, une ligne de Cumulus congestus déverse continuellement des averses de neige de ce côté. Cela nous enlève de la visibilité.

L'idée pour trouver des oiseaux de proie en migration est de sonder le ciel aux jumelles. D'abord en inspectant le ciel au-dessus des montagnes du côté sud du fjord. Les picots qui planent pourraient être des pygargues et des aigles (rares). Mais bien souvent, nous observons des Grands Corbeaux qui eux excellent dans le vol plané. Et s'il n'y a rien pour le moment du côté sud, nous devons ensuite regarder au-dessus des montagnes du côté nord du fjord. Et ce mouvement de jumelles se poursuit pendant deux à trois heures d'affilées. La persévérance est de mise pour la trouvaille des grands rapaces en migration.

Du côté sud, les rapaces s'élèvent souvent au-dessus du buton proéminent (C. Cormier)

Les rapaces traversent le fjord pour franchir les montagnes du côté nord (C. Cormier)

Durant nos observations, nous avons repéré trois Pygargues à tête blanche en migration et deux Faucons pèlerins. Ces derniers restaient dans les parages à faire paniquer les Corneilles d'Amérique  présentes en bon nombre près de nous. Pour les pygargues, c'était un peu frustrant. Du côté nord de la rivière Saguenay, les rapaces disparaissaient derrière un rideau de neige nous empêchant de les apprécier plus longtemps.

Un des Pygargues à tête blanche en migration, très haut dans le ciel (C. Cormier)

Il a vraiment fait froid. Les rafales de vent s'infiltraient dans les moindres petits espaces ouverts de nos vêtements, même si nous étions très bien habillés. Pour ma part, ma résilience au froid n'était pas grande aujourd'hui. J'ai passé la moitié du temps à observer à partir de l'intérieur de la voiture. Je n'avais pas le choix de me réchauffer ainsi afin de rester le plus longtemps possible sur le terrain. Germain lui est resté dehors tout le long, bravant les rafales et le froid. 

Germain au poste d'observation et résilient au froid et aux vents (C. Cormier)

Puis tout à coup, que voyons nous arriver dans notre secteur? Le brise-glace le Pierre Radisson! Lors de notre excursion, le navire s'affairait à casser la glace dans l'anse, mais par petites tranches à la fois, lanières par lanières. Nous ne savons pas pourquoi il n'est pas rentré à fond de train dans l'anse pour casser la glace plus rapidement.

Le brise-glace le Pierre Radisson à l'oeuvre (C. Cormier)

En fin d'après-midi, nous sommes retournés à la maison. Cette phase est agréable car nous pouvons enlever toutes les grosses couches de vêtements pour nous mettre en linge mou et nous réchauffer. Nous sommes bien contents de notre journée malgré les irritants météorologiques.