Les oiseaux et la nature au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Cette page sera ma tribune pour partager mes observations d’oiseaux et de beautés de la nature, pour décrire des comportements intéressants et même philosopher parfois sur certains thèmes. Je vous invite donc à lire mon journal de bord, à vivre avec moi la vie passionnante dans la nature!
Récemment à la mi-janvier, Germain et moi roulions dans les différents rangs à Saint-Honoré. Nous étions à la recherche d'oiseaux. Mais il faut avouer que c'était plutôt tranquille sur le terrain. Cependant, ce qui a retenu notre attention est la grande quantité de Pigeons bisets posés sur des fils électriques situés devant quelques résidences. Les pigeons étaient tous alignés, parfois épaule à épaule. Nous sommes arrêtés pour les observer car l'effet visuel était très intéressant.
Brochettes de pigeons (C. Cormier)
Les oiseaux sont collés les uns aux autres (C. Cormier)
C'est le repos ou la sieste (C. Cormier)
Il y avait ce beau pigeon blanc qui ressemblait à un petit lagopède (C. Cormier)
Puis, sans crier gare, tous les pigeons se sont envolés d'un bloc, comme si un prédateur était à leur trousse. Par contre, nous n'avons rien vu de suspect. Nous concernant, nous sommes toujours restés à l'intérieur du véhicule sans baisser les fenêtres. Finalement, nous en avons profité pour changer d'angle afin de regarder les allées et venues des pigeons. Ceux-ci se posaient sur les mêmes fils électriques, pour repartir et revenir aussitôt. Nous n'avons jamais su ce qui les avaient dérangé.
Nous avons changé d'angle pour les regarder (C. Cormier)
L'envolée des pigeons était de toute beauté (C. Cormier)
Les oiseaux revenaient aussitôt se poser au même endroit (C. Cormier)
Ils ont fait ce manège plusieurs fois avant notre départ (C. Cormier)
Devant notre résidence à La Baie, à tous les jours j'admire le magnifique contrefort de montagnes situé près de l'anse-à-Benjamin et qui s'étend en direction du fjord. Le paysage est différent d'une journée à une autre, ainsi que d'une saison à l'autre. Jamais ennuyant à contempler.
Le magnifique contrefort près de l'anse-à-Benjamin (C. Cormier)
C'est surtout le cap à l'Ouest qui attire l'attention avec ce massif qui s'avance vers la baie. En janvier, lors d'un rare coucher de soleil, car c'était nuageux ou neigeux pendant des semaines entières, j'ai pu photographier la montagne qui recevait les derniers rayons de soleil du jour. La lumière rose orangée faisait ressortir le relief des gros blocs de rochers proéminents sur son flanc. Alors que le froid sévissait, l'air lui, était saturé de cristaux de glace. Cela donne à la prochaine l'image la sensation d'une scène figée dans le temps.
Le cap recevant la lumière rosée du coucher de soleil (C. Cormier)
Comment ne pas se sentir émue et émerveillée devant cette masse rocheuse qui existe que pour la contempler? Les montagnes dégagent tant de noblesse et de beauté tranquille.
Les flancs enneigés du cap à l'Ouest avec sa croix au sommet (C. Cormier)
Les mauvaises herbes? Je craque pour elles, surtout durant l'hiver. Pourquoi? Parce qu'elles conservent leur élégance et leur beauté sauvage. Je pense également à elles, à ce qu'elles étaient avant d'être enterrées par la neige. L'été dernier, ces plantes ont poussé à plein régime. Les insectes ont butiné leurs fleurs et ensuite, elles ont formé leurs graines. Tout pour assurer la subsistance de l'espèce. Elles ont tout donné d'elles-mêmes, vraiment tout. Au cours de l'hiver, il ne que reste quelques tiges, feuilles ou gaines qui parfois possèdent encore des graines. J'ai un énorme respect pour les plantes sauvages. La vie est plus forte que tout les concernant.
Feuilles et volutes (C. Cormier)
Je pourrais remplir un livre qu'avec des photographies de mauvaises herbes prises au cour de la saison froide. Les photographies suivantes représentent le thème « solitudes hivernales ». Place maintenant à leur beauté et à leur poésie.
C'était le 17 janvier 2026. Germain et moi effectuons une marche sur la piste cyclable à La Baie. Le redoux de température a été une invitation à prendre l'air et à profiter des belles vues qu'offre l'emplacement. En fin d'après-midi, le soleil s'inclinait doucement vers l'horizon. Lorsque les nuages au nom d'Altocumulus se sont glissés devant l'astre du jour, j'ai pris en photos ce bel effet visuel.
Les doigts d'Altocumulus semblent chatouiller le soleil (C. Cormier)
Ce coucher de soleil est tout à fait splendide (C. Cormier)
Puis, s'en est suivie une balade en voiture dans les rangs à La Baie avant de rentrer à la maison. En roulant dans le rang Saint-Joseph, j'ai eu la joie de capter la suite de ce magnifique coucher de soleil, cette fois, dans un milieu champêtre. Les amis, attendez-vous à ce que je vous inonde de plusieurs couchers de soleil cette année. Trop beau, trop merveilleux. Le spectacle est gratuit. De prendre quelques minutes pour admirer les couchers de soleil, c'est très bon pour calmer le système nerveux. En plus, cela nous permet de nous nourrir de gratitude envers la vie. Heureusement, nous demeurons dans un endroit où la pollution ne masque pas les couchers de soleil. Nous sommes très chanceux de pouvoir les admirer.
Le jour tire sa révérence avec élégance (C. Cormier)
Les couleurs s'intensifient alors qu'un superbe flambeau apparaît (C. Cormier)
Quel bonheur! Cet hiver, nous avons reçu de la visite rare au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s'agit de l'énigmatique Chouette lapone! En effet, quelques individus ont été observés dans notre région. Cependant, leurs observations ne sont jamais aléatoires. L'espèce est cyclique qui se produit environ au cinq ans. Lorsque la nourriture se fait rarissime au nord de la région, les chouettes quittent la forêt boréale pour chercher leur nourriture plus au sud. Leur sud à elles, c'est nous ainsi que le sud du Québec. Parfois, celles-ci peuvent être vues au nord des États-Unis ce qui cause une grande commotion chez les ornithologues américains et avec raison.
La vénérable et noble Chouette lapone (C. Cormier)
Lorsque nous sommes en présence de cette magnifique chouette de grande taille, on ne peut que l'admirer, bien souvent en silence. Son aura dégage tant de noblesse. Et si par hasard ses yeux croisent les nôtres, son regard franc et directe perce nos âmes. Son essence, à la chouette, est pure. Frissons garantis.
Son regard est franc et perçant (C. Cormier)
Elle est partie de son perchoir car elle a entendu un petit mammifère (C. Cormier)
Elle a enfoncé ses pattes dans la neige, mais la capture fut vaine (C. Cormier)
Au cours de la saison froide de cette année, un phénomène intéressant s'est produit. Deux Chouettes lapones se tenaient ensemble dans un même secteur. Il y a eu plusieurs altercations entre elles, car elles se battaient pour la dominance d'un certain territoire de chasse. S'en est suivi de nombreuses poursuites entre les chouettes.
Son territoire de chasse (C. Cormier)
Cette Chouette lapone change de perchoir (C. Cormier)
Elle surveille les environs (C. Cormier)
Une bataille se prépare (C. Cormier)
Les chouettes se braquent l'une contre l'autre (C. Cormier)
La dominance pour le site d'alimentation est en cours (C. Cormier)
Je vais taire l'endroit où elles ont été observées dans le but de préserver leur tranquillité. Afin de se nourrir, les chouettes ont besoin de silence puisqu'elles chassent à l'oreille. En effet, elles peuvent entendre et détecter les petits mammifères qui circulent sous un tapis de neige, comme par exemple, les souris et les campagnols. Si trop de gens s'approche de la chouette et jasent, sans parler du va-et-vient de la circulation d'automobiles, le bruit dérange sa chasse. Vaut mieux toujours garder une distance respectable.
À la tombée du jour et durant la nuit, les chouettes continuent leur chasse (C. Cormier)