Les oiseaux et la nature au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Cette page sera ma tribune pour partager mes observations d’oiseaux et de beautés de la nature, pour décrire des comportements intéressants et même philosopher parfois sur certains thèmes. Je vous invite donc à lire mon journal de bord, à vivre avec moi la vie passionnante dans la nature!
Ce matin, le 12 avril 2026, avant de quitter la résidence pour aller excursionner au Lac-Saint-Jean pour la journée, Germain et moi prenons notre petit-déjeuner. Assise à la table dans la salle à manger, mes yeux sont constamment rivés sur le paysage magnifique qu'offre La Baie. Puis tout à coup, je détecte un point noir sur un biscuit de glace au large de la baie. Hummm....
Le biscuit de glace au loin au large (C. Cormier)
Je prends la caméra pour vérifier cette chose qui se laisse dériver sur la glace. Ah-ha! C'est un phoque qui se prélasse hors de l'eau! Pourtant, il n'est que 7h30. À cette heure, le soleil est timide et n'offre aucune chaleur.
Un biscuit de glace, plus rare maintenant, pour les phoques (C. Cormier)
Semblant heureux de pouvoir s'étirer, le phoque s'entortille royalement. Après avoir admiré ce phoque plusieurs minutes, Germain et moi partons pour excursionner. À ce sujet, je vous reviens bientôt avec un récit!
Un phoque heureux (C. Cormier)
L'animal s'étire dans tous les sens en baillant (C. Cormier)
Nous sommes samedi le 11 avril 2026. Soupir. Il neige encore, à plein ciel. Est-ce que ce foutu hiver va finir par finir? Cela fait cinq mois plein que l'hiver déverse ses tonnes de flocons. Avec résilience et certainement pas avec une grande joie au coeur, Germain et moi choisissons d'aller à Saint-Fulgence. On s'est dit qu'on prendrait au moins une marche. Pour la faune ailée, nous n'avons pas beaucoup d'espoir à cause de cette condition météo neigeuse et venteuse.
En roulant sur la route Tadoussac, alors que nous venions d'entrer dans la localité de Saint-Fulgence, que voyons-nous aux abords de l'embouchure de la rivière-à-la-Loutre? Trois Cygnes trompettes! Tous des immatures. Immédiatement, nous nous garons. Puis, presque aussitôt, une ornithologue amie est venue nous joindre. Elle avait vu les cygnes au préalable, cinq individus au départ. Les deux adultes qui accompagnaient les jeunes cygnes étaient absents au moment de notre présence.
Les trois Cygnes trompettes immatures (C. Cormier)
Germain observe les cygnes au travers de l'averse de neige (C. Cormier)
Les cygnes sont ballotés par les vagues sur la rivière Saguenay (C. Cormier)
Ces oiseaux sont synonymes d'élégance avec leur port de tête royal (C. Cormier)
Les Cygnes trompettes baillant dans ce temps maussade (C. Cormier)
L'observation des cygnes nous a donné un choc électrique à Germain et à moi. Pour un bon moment, nous avons pu oublier la neige qui tombait. À cette période de l'année, soit à la mi-avril, les Cygnes trompettes arrivent dans la région. Cependant, le marais de Canards Illimités est encore complètement gelé et enneigé. Les oiseaux doivent s'alimenter sur les battures et attendre le dégel du marais. Ensuite s'en suivra la saison de nidification dans ce marais. Avec toute la progéniture créée par les cygnes adultes ces dernières années, nous ne pouvons pas prédire le nombre de cygnes qu'il y aura dans notre région en 2026. Il y aura peut-être d'autres adultes qui vont arriver. Quant aux immatures, ils n'atteignent la maturité sexuelle qu'à l'âge de quatre ou cinq ans. Ceux-ci ont tendance à revenir près du site de leur naissance. Par contre, les adultes les chasseront hors du site de nidification. Les jeunes devront alors explorer d'autres lieux. Il est impossible de prédire leurs intentions à l'avance. En tout cas, ce fut une journée intéressante côté ornithologique. Côté météo... BOF!
La piste cyclable est encore très enneigée (C. Cormier)
Le marais de Canards Illimités est gelé et enneigé à 100% (C. Cormier)
Ce coucher de soleil (8 avril 2026 à La Baie) a quelque chose de particulier. On aurait dit que le temps était suspendu. Un moment sacré. Un moment à contempler. Il y avait une ambiance mystique. Je crois que les photographies suivantes transmettent l'énergie de ce moment solennel.
Le temps semblait figé lors de ce coucher de soleil (C. Cormier)
Une ambiance mystique s'en dégageait (C. Cormier)
Même le rivage avec ses glaces flottantes donnait une ambiance spéciale (C. Cormier)
Depuis quelques semaines, nous pouvons observer la planète Vénus. Et elle est magnifique! Lorsque le crépuscule va commencer, regardez sur l'horizon ouest à demi-ciel. Elle est immanquable. Et quand le crépuscule s'achèvera, qu'il fera noir, la planète brillera de tout ses feux. Chaque soir où la voûte sera dégagée, Vénus sera présente pour quelques heures. Puis, pour notre grand bonheur, elle dominera le ciel crépusculaire pour quelques mois encore. Les photographies sont prises de mon balcon à La Baie. Ce ne sont pas les photos du siècle, mais cela vous donnera l'idée où trouver la planète. Je vais tenter de prendre des meilleures bientôt. Bonnes observations crépusculaires!
En haut à gauche, le petit point blanc, c'est Vénus, visible dès le début du crépuscule (C. Cormier)
Vénus devient plus brillante au fil des heures (C. Cormier)
P.S. Ma caméra, qui était partie pour se faire réparer, est capoute. Cependant, je m'en suis procurée une autre que j'ai en main que depuis hier soir! La madame est contente!
C'était le 7 avril 2026. Dans mon secteur, il y a un couple de Corneilles d'Amérique qui prépare sa saison de nidification. En effet, depuis une dizaine de jours environ, les corneilles transportent quotidiennement des branchages pour la confection de leur nid ou pour le réparer. Puis, je les vois également amener des touffes d'herbes séchées pour le confort de leur demeure.
Le couple de Corneilles d'Amérique nicheur dans notre secteur (C. Cormier)
Un certain soir, une des corneilles avait une étrange chose dans son bec. D'abord, je croyais que c'était du foin mais c'était tout autre chose. En fait, c'était fort probablement une nouille de spaghetti. Celle-ci était rigide et congelée par le froid! Pour voir les oiseaux se diriger souvent vers des voisins proches de ma résidence, je crois que ces voisins nourrissent les corneilles avec leurs restes de tables. La prochaine image fait sourire!