Par Claudette Cormier

vendredi 15 mai 2026

Le blues d'un Bruant chanteur

Parc Mars à La Baie, le 9 mai 2026.

Au cours de la soirée, Germain et moi prenons une marche sur la piste cyclable. Il y a du monde partout. En mai, les gens en ont marre de rester à l'intérieur, même s'il ne fait pas particulièrement beau dehors. Nous cherchons tous à évacuer les relents du froid de nos âmes.

Le long de notre parcours, nous notons qu'un Bruant chanteur se faufile entre les marcheurs. Celui-ci se pose sur une rampe en bois. Malgré la présence constante de marcheurs circulant à quelques pieds de lui, le bruant n'est pas du tout farouche. Basculant la tête vers l'arrière, il émet son chant joyeux mais de courte durée. Hum... Le mot joyeux est peut-être un peu fort dans ce cas. Faisant face à la baie, le bruant est confronté aux vents d'est et au froid. Cherchant son courage, il chante dans le vent où ses notes affaiblies sont transportées dans l'environnement. Les yeux lourds et son plumage gonflé à bloc, il semble se demander quand il pourra recevoir une dose de chaleur. Je vois dans ses yeux un certain découragement. À un moment donné, le bruant rentre une patte dans son plumage pour la réchauffer. Il fait son possible pour être à la hauteur de son talent, cherchant en lui la résilience pour continuer de chanter le « retour du printemps ».

Le Bruant chanteur semble trouver la météo bien ordinaire (C. Cormier)

Avec courage, le bruant chante contre vents et marées (C. Cormier)

jeudi 14 mai 2026

Murmure d'un bourdonnement

Le 9 mai 2026, nous étions, Germain et moi, à Métabetchouan. Pendant notre excursion, j'ai souhaité m'arrêter près d'une talle de Tussilages. J'espérais apercevoir un certain papillon diurne. Mais non... Rien. Il fait sans doute trop froid encore pour observer ce papillon. Tout à coup, Germain m'interpelle : « Un bourdon! ». Immédiatement, je m'approche des fleurs où l'insecte butine. Ha! Quelle joie de l'observer! 

Nous nous sommes arrêtés devant une jolie talle de Tussilages en fleurs (C. Cormier)

Était dans les fleurs un beau gros bourdon velu au corps jaune et noir (C. Cormier)

Ses ailes sont fines et transparentes, presque trop petites pour le bourdon (C. Cormier)

Pour nous, il s'agit de notre premier bourdon de l'année, un Bombus impatiens (en latin), une espèce commune dans notre région nordique. Ce sont les premiers à sortir de leur torpeur hivernale. En mai et en juin, nous ne verrons que des gros bourdons bien dodus et bruyants. Ce sont les reines qui apparaissent au printemps. Plus tard en saison, les reines demeureront dans leur tanière et ce seront ses petites ouvrières qui vont récolter le nectar pour elle et sa progéniture.

Du pollen est présent sur la tête et les tarses (pattes) du bourdon (C. Cormier)

Le bourdon se déplace lourdement avec les pattes qui pendouillent (C. Cormier)

mercredi 13 mai 2026

Traits d'union

Il y a parfois des couchers de soleil qui sont difficiles à décrire. Celui-ci en est un. La tendance de ce printemps est que le jour, le temps nuageux persiste pour enfin ouvrir une fenêtre à l'horizon en toute fin de journée. Bien souvent, le spectacle à lieu dans la dernière heure. En effet, un magnifique coucher de soleil se manifeste pour nous récompenser des jours maussades et froids. Cette scène fut croquée le 4 mai 2026 à La Baie.

Les traits d'union sont entre le jour et le crépuscule (C. Cormier)

Le soleil domine le ciel couchant avec ses couleurs de feu (C. Cormier)

mardi 12 mai 2026

Le pic-bois des poteaux

Le 25 avril 2026, Germain et moi étions en excursion à Métabetchouan. Au loin, nous entendions le cri de jungle provenant d'un Grand Pic. Puis, le cri s'est rapproché de nous et vlan! L'oiseau est passé au-dessus de nos têtes et s'est agrippé au sommet d'un poteau électrique. 

Le Grand Pic s'est posé près de nous sur ce poteau (C. Cormier)

Il s'agit d'une femelle puisque le rouge de sa huppe ne se rend pas jusqu'au bec comme nous le verrions chez le mâle. Le pic a émit quelques cris pendant qu'il examinait son environnement. Soudain, il s'est envolé pour se poser sur le poteau voisin. Et à nouveau, il parti encore pour se poser sur un troisième poteau toujours en émettant ses cris. Pour en être témoin des dizaines de fois, les poteaux électriques semblent être très attirant pour les Grands Pics. Ils s'en servent comme des postes de guet et d'écoute, au cas-où un possible congénère lancerait son cri en retour.

Il s'agit d'une femelle qui nous examine (C. Cormier)

Le Grand Pic s'est envolé pour se poser sur le poteau voisin (C. Cormier)

lundi 11 mai 2026

L'art de tuer la beauté du monde

Croyez-moi. Dans cet article, je n'ai pas le goût d'écrire un roman. Plutôt, j'ai envie de partager avec vous mon désarroi. Je ne dirai pas où dans la région, mais regardez ces images dégoûtantes prises le 9 mai 2026. Quelle tristesse. Notre belle planète ne mérite pas nos négligences coupables et notre flagrant manque de respect.

La Terre est souillée par nous les humains (C. Cormier)

La pollution par les déchets est dégoûtante (C. Cormier)

Ce ruisseau est très encombré par les détritus (C. Cormier)