Par Claudette Cormier

dimanche 22 mars 2026

Un petit tour à L'Anse-Saint-Jean

Cette fin de semaine, Germain et moi avions le goût de nous promener à L'Anse-Saint-Jean. Il va sans dire que le paysage là-bas y est toujours magnifique peu importe la saison. Aujourd'hui le 21 mars 2026, nous ajoutons une raison supplémentaire à notre présence dans ce village. C'est que la migration des grands rapaces est commencée. Il s'agit donc d'une excursion ornithologique. La présence de Pygargues à tête blanche et d'Aigles royaux est anticipée par nous. Ces oiseaux sont tellement résilient. En effet, en mars et en avril lors de leur migration, ces immenses oiseaux de proie se dirigent vers le nord alors que tout est encore gelé et enneigé. 

Le magnifique paysage à L'Anse-Saint-Jean (C. Cormier)

Les conditions météorologiques ne sont pas optimums, mais quand même bonnes. Malgré le beau soleil qui reluit, les vents sont mordants, de quadrant ouest-nord-ouest. Le vent est souhaité pour voir ces oiseaux. Par contre, le froid qui accompagne les vents est parfois difficile pour nous les observateurs. En plus, le long du contrefort nord du fjord du Saguenay, une ligne de Cumulus congestus déverse continuellement des averses de neige de ce côté. Cela nous enlève de la visibilité.

L'idée pour trouver des oiseaux de proie en migration est de sonder le ciel aux jumelles. D'abord en inspectant le ciel au-dessus des montagnes du côté sud du fjord. Les picots qui planent pourraient être des pygargues et des aigles (rares). Mais bien souvent, nous observons des Grands Corbeaux qui eux excellent dans le vol plané. Et s'il n'y a rien pour le moment du côté sud, nous devons ensuite regarder au-dessus des montagnes du côté nord du fjord. Et ce mouvement de jumelles se poursuit pendant deux à trois heures d'affilées. La persévérance est de mise pour la trouvaille des grands rapaces en migration.

Du côté sud, les rapaces s'élèvent souvent au-dessus du buton proéminent (C. Cormier)

Les rapaces traversent le fjord pour franchir les montagnes du côté nord (C. Cormier)

Durant nos observations, nous avons repéré trois Pygargues à tête blanche en migration et deux Faucons pèlerins. Ces derniers restaient dans les parages à faire paniquer les Corneilles d'Amérique  présentes en bon nombre près de nous. Pour les pygargues, c'était un peu frustrant. Du côté nord de la rivière Saguenay, les rapaces disparaissaient derrière un rideau de neige nous empêchant de les apprécier plus longtemps.

Un des Pygargues à tête blanche en migration, très haut dans le ciel (C. Cormier)

Il a vraiment fait froid. Les rafales de vent s'infiltraient dans les moindres petits espaces ouverts de nos vêtements, même si nous étions très bien habillés. Pour ma part, ma résilience au froid n'était pas grande aujourd'hui. J'ai passé la moitié du temps à observer à partir de l'intérieur de la voiture. Je n'avais pas le choix de me réchauffer ainsi afin de rester le plus longtemps possible sur le terrain. Germain lui est resté dehors tout le long, bravant les rafales et le froid. 

Germain au poste d'observation et résilient au froid et aux vents (C. Cormier)

Puis tout à coup, que voyons nous arriver dans notre secteur? Le brise-glace le Pierre Radisson! Lors de notre excursion, le navire s'affairait à casser la glace dans l'anse, mais par petites tranches à la fois, lanières par lanières. Nous ne savons pas pourquoi il n'est pas rentré à fond de train dans l'anse pour casser la glace plus rapidement.

Le brise-glace le Pierre Radisson à l'oeuvre (C. Cormier)

En fin d'après-midi, nous sommes retournés à la maison. Cette phase est agréable car nous pouvons enlever toutes les grosses couches de vêtements pour nous mettre en linge mou et nous réchauffer. Nous sommes bien contents de notre journée malgré les irritants météorologiques.

vendredi 20 mars 2026

Effervescence en ce jour d'équinoxe

Aujourd'hui, 20 mars 2026, c'est officiellement le printemps. Notez que je n'ajoute pas de point d'exclamation à la fin de ma phrase. Il fait encore froid et des averses de neige tombent aux deux jours. On dirait que le printemps comme on le connaissait habituellement ne se manifeste plus comme avant. L'expression « dans mon temps » s'applique me concernant. Les décennies qui sont derrière moi me permettent de comparer ces anomalies climatiques.

Bon ben... La seule effervescence que j'ai pu observer en ce jour d'équinoxe est celle située dans les glaçons qui sont soudés au pied du balcon. Début timide pour le début du printemps. Pas de soleil, pas de douceur, pas de couleurs. J'ai hâte aux jours meilleurs et vous autres aussi j'en suis certaine.

Glaçons aux bulles effervescentes (C. Cormier)

mercredi 18 mars 2026

Quelques couleurs!

Enfin! De mon balcon, je commence à pouvoir admirer les couchés de soleil! Je vous ai promis de vous les partager. Celui-ci a été croqué le 18 mars 2026, chez moi à La Baie. Que c'est bon de revoir des couleurs chaudes dans le ciel encore froid pour cette période!

Les couleurs chaudes font du bien à admirer à cette sortie d'hiver (C. Cormier)

mardi 17 mars 2026

La tempête de la Saint-Patrick

Lorsque nous sommes au mois de mars et que nous nous excitons dès les premiers redoux de température, qu'il fait au delà de 0°C, certains parmi nous disons qu'il ne faut pas trop se réjouir trop vite. Avec raison. N'oublions pas que fort probablement nous aurons encore une ou deux tempêtes autour de la Saint-Patrick...

Et comme de fait, le 17 mars 2026, exactement le jour de la Saint-Patrick, un front froid très vigoureux était de passage en matinée. Ce puissant front a violemment balayé notre région ainsi que la province de Québec. Au début du front, les rafales de vent ont excédées les 70 km/hre accompagnés de fortes bourrasques de neige. Aujourd'hui, justement à cause de ce front froid, il y a eu plusieurs dégâts dans le sud du Québec. En effet, car les vents ont été beaucoup plus forts qu'ici, soit entre 90 et 100 km/hre. 

Voyant à l'horizon les bourrasques de neige arriver à La Baie, je me suis préparée pour filmer le tout en restant bien au chaud à l'intérieur de la résidence. Il n'y a rien comme montrer des vidéos pour nous mettre dans l'ambiance et le contexte du moment. J'avoue que j'ai eu une certaine frousse lorsque les vents ont secoué le secteur. Quand les éléments de la nature se déchaînent, on se sent bien petits devants ces gros systèmes. Mais heureusement, plus de peur que de mal ce matin.

Le front froid arrive à grande vitesse (C. Cormier)

Le bateau cargo est sur le point d'être englouti par les bourrasques (C. Cormier)

Pu de bateau... (C. Cormier)

Devant l'anse-à Benjamin, la vitesse des vents est impressionnante (C. Cormier)

Et voilà la tempête arrivée à la maison (C. Cormier)

Dix minutes après la tempête, le soleil sort, comme si rien était (C. Cormier)

Toute la journée, la météo a été en dents-de-scie, alternant entre les bourrasques de neige et les épisodes d'ensoleillement. Ce sont les aléas du mois de mars, le combat ultime entre les systèmes météo, entre l'hiver qui ne veut pas quitter et le printemps qui lui veut s'installer. Nous sommes bien petits devant ces géants climatiques.

vendredi 13 mars 2026

Une petite balade en soirée

C'était le 9 mars 2026. Afin de célébrer le changement d'heure enfin arrivé, Germain et moi faisons une petite excursion en soirée ici à La Baie. En plus, la température aujourd'hui est douce avec des vents chauds provenant du sud-ouest. Que c'est bon pour nos âmes!

Nous nous rendons sur la piste cyclable qui nous mène près des installations portuaires. Ce n'est pas évident car la neige défonce sous nos pas et l'eau de fonte teste nos bottes côté imperméabilité!

Arrivés sur le site, nous sommes face à un point d'eau où les canards hivernants s'y promènent. Eux aussi doivent être contents puisqu'ils ont passé l'hiver dans un petit ruisseau situé près des installations portuaires. Tout était gelé autour.

Le point d'eau situé près des installations portuaires (C. Cormier)

Parmi nos observations, il y avait plusieurs canards hivernants dont des Canards colverts, des Canards noirs et un Garrot à oeil d'or. Ce dernier n'a pas hiverné à cet endroit. Nous ne connaissons pas sa provenance. Pendant trente minutes, nous avons observé les oiseaux qui nageaient paisiblement. Mais par-dessus tout, nous étions heureux de savourer ce moment d'être dehors, d'apprécier notre première sortie ornithologique en soirée et de se dire que le printemps sera bientôt là avec toutes ses promesses.

Un couple de Canards colverts (C. Cormier)

Il y avait des Canards noirs, un couple aussi  (C. Cormier)

Le Garrot à oeil d'or qui se secoue (C. Cormier)

La tache blanche ovale dans la face du garrot est très apparente (C. Cormier)

Retournant sur nos pas dans la neige molle et mouilleuse, j'en ai profité pour croquer ce coucher de soleil très doré. Le ciel était sans nuages. Sur la photographie, nous voyons le reflet du coucher de soleil dans l'eau de fonte de glace sur le stationnement. Ce fut une petite sortie qui nous a fait un bien énorme!

Un superbe coucher de soleil doré au-dessus de La Baie (C. Cormier)