Par Claudette Cormier

mercredi 29 avril 2026

Grâce-cieux

En fin du journée du 25 avril 2026 à La Baie, le coucher de soleil était tout simplement « gracieux ». De longs rubans orangés s'étiraient et s'entremêlaient pour créer une sorte de toile abstraite. Le ciel était peint par grands traits superposés. Comment est-ce possible de créer autant de beautés différentes soir après soir lorsque le ciel est dégagé? Certes, les mots vont me manquer...

Le magnifique coucher de soleil tire à sa fin (C. Cormier)

La couleur orangée est tout à fait sublime (C. Cormier)

Les longs rubans orangés s'entremêlent et s'entrecroisent joliment (C. Cormier)

mardi 28 avril 2026

La nature en éveil printanier

En cette fin avril, ce qu'il est bon d'observer les signes du printemps! Lorsque nous regardons certaines espèces d'arbres, nous constatons que les bourgeons sont gonflés. Lors d'une prochaine épisode de chaleur, les bourgeons éclateront leurs gaines, nous permettant par la suite de pouvoir admirer leurs magnifiques fleurs. La floraison précède la formation des feuilles.

Les Érables rouges se préparent à fleurir (C. Cormier)

Bientôt, les bourgeons feront éclore des fleurs rouges (C. Cormier)

Les Peupliers faux-trembles sont en train de se réveiller (C. Cormier)

Les peupliers forment de beaux chatons soyeux (C. Cormier)

Puis au sol, sur des terrains instables et argileux, nous observons enfin les premières fleurs printanières en ville et en campagne. Il s'agit du Tussilage (Tussilago farfara). Par sa coloration jaune orangé intense, il apporte avec lui des rayons du soleil et des vitamines pour nous humains. Certes un ravissement pour nos yeux à la sortie de l'hiver. De regarder ces talles de fleurs jaunes sortir d'un couvert de débris végétaux en pourriture, le signal est là pour nous dire que le printemps prends sa place!

Les Tussilages sortent enfin du sol pour nous éblouir de leurs fleurs jaunes (C. Cormier)

lundi 27 avril 2026

Corneilles affectueuses

Mon sujet d'aujourd'hui porte sur la Corneille d'Amérique. Il y a tant de préjugés à détruire concernant cette espèce. Ce sont des gros oiseaux noirs dont le cri répétitif peut tomber sur les nerfs de n'importe qui. Cela m'arrives aussi d'être irritée par leurs cris, surtout au petit matin alors que je suis dans mon lit.

Mais outre ces dérangements, les corneilles sont fascinantes à observer. Dans mon secteur à La Baie, un couple s'emble s'être installé depuis quelques années. Chaque jour, ces oiseaux se posent sur le même poteau et les mêmes fils électriques. Ils s'y reposent et effectuent régulièrement leur toilettage. Puis, ils s'envolent de l'endroit pour aller s'alimenter sur les battures qui sont tout près.

La Corneille d'Amérique en mode repos (C. Cormier)

Un bon étirement de l'aile après une épisode de nettoyage (C. Cormier)

C'est ce qu'on appelle bailler aux corneilles! Elle a effectué un long bâillement (C. Cormier)

Chaque printemps, les corneilles réparent leur nid après ces longs mois d'hiver. Nous les voyons transporter des branchages et du foin. Ce nid est situé dans la montagne derrière la résidence. Ce matin (27 avril 2026), j'entends la femelle quémander de la nourriture auprès de son partenaire. Toutes les chances sont qu'elle a pondu ses oeufs. C'est le mâle qui est chargé de la nourrir pendant qu'elle couve.

À plusieurs reprises au cours de ce printemps, j'ai été témoin de scènes intimes entre les adultes. Les corneilles adorent se faire caresser. Lorsque les oiseaux sont collés-collés, il arrive souvent qu'un l'un d'eux picosse gentiment la tête de l'autre. C'est un geste tendre qui aide à la consolidation du couple avant la période de nidification. Disons qu'il s'agit d'une sorte de renouveau conjugal.

Un moment de tendresse lors d'un toilettage (C. Cormier)

Puis, à moment donné, un adulte s'est penché devant son partenaire. J'ai cru qu'il y aurait un autre instant de tendresse. Mais cette fois, c'était différent. L'adulte soulevait tour à tour une série de plumes sur la nuque et le dos de son partenaire. À mon humble avis, il y avait une recherche de poux dans le but de les extirper. Malheureusement pour les oiseaux, les poux sont de sérieux irritants. Ça pique sérieusement!

À la recherche d'insectes piqueurs suivi d'un bon grattage! (C. Cormier)

Voilà donc pour mon plaidoyer concernant la Corneille d'Amérique. Ces oiseaux sont très intelligents et sensibles. Mon souhait est qu'ils méritent d'être plus connus et respectés. Ce ne sont pas de vulgaires oiseaux noirs. Ce sont des oiseaux qui font parti de notre faune aviaire et qui ont leur place dans la nature.

La Corneille d'Amérique prend la pose pour la postérité (C. Cormier)

vendredi 24 avril 2026

Gloriosa

En admirant ce magnifique coucher de soleil le 23 avril 2026 à La Baie, c'est ce que j'avais le goût de déclarer. Gloriosa!  Ce que nous sommes chanceux nous gens de la région et du Québec de pouvoir savourer ces spectaculaires couchers de soleil sans qu'ils ne soient obscurcis par la pollution industriel.

Après la neige d'aujourd'hui, un superbe coucher de soleil (C. Cormier)

Une halte pour bruants en migration

Le même jour que la migration massive de Juncos ardoisés le 20 avril 2026, d'autres espèces d'oiseaux ont été observées chez moi à La Baie. Lorsque la migration s'est calmée sur l'heure du midi, les oiseaux ont commencé à se nourrir frénétiquement au sol. Ils avaient vraiment faim. De plus, il faisait très froid. Le temps n'était pas printanier, mais hivernal.

En regardant par ma fenêtre de salon, j'ai détecté un mouvement au travers des feuilles mortes dans l'herbe haute et desséchée situées devant la résidence. C'était un Bruant fauve! Et il était très actif dans sa recherche de graines. Ce gros bruant rouquin est tout simplement magnifique!

Le magnifique Bruant fauve (C. Cormier)

Ce Bruant fauve sait comment gratter le sol avec conviction (C. Cormier)

Le Bruant fauve a de la compagnie (C. Cormier)

Pour le Pic flamboyant, je ne savais même pas qu'il était là. Lorsque je filmais le Bruant fauve, il est passé devant mon objectif. Je fus très surprise de sa présence subite! Ce pic semble porter un costume très original et sophistiqué. Et que dire de sa tache écarlate et vibrante qu'il arbore sur sa nuque!

Le Pic flamboyant arbore un superbe plumage (C. Cormier)

Soudain, au-dessus de la baie, les Goélands à bec cerclé, les Bernaches du Canada et les canards se sont mis à paniquer et à quitter l'endroit. La raison de ce dérangement fut un Pygargue à tête blanche, un immature, qui chassait dans le secteur. Les conditions météo n'étaient pas très bonnes pour la lumière, mais l'image vous donne une bonne idée de ce que j'ai pu observer.

Le Pygargue à tête blanche immature était en chasse (C. Cormier)

Au cours de cette même journée, d'autres bruants s'affairaient à s'alimenter parmi les Juncos ardoisés. Je vous les présentent en photographies. Les bruants avaient le plumage gonflé à bloc pour se contrer du froid. Disons que ce froid dérange passablement tout le monde, les oiseaux compris. Au moment où je vous écris (23 avril), il neigeai à plein ciel. Quand les conditions météos redeviendront favorables pour la migration, les oiseaux vont poursuivre leur périple vers le nord. Une nouvelle saison de nidification va bientôt s'amorcer pour eux. Souhaitons leur bonne chance à ces courageux oiseaux pour la suite des choses.

Ce Bruant hudsonien était en migration avec les juncos (C. Cormier)

Le Bruant à gorge blanche était gonflé à bloc (C. Cormier)

Ce Bruant chanteur est un local qui chante près de chez moi (C. Cormier)

Le soir venu, le ciel s'est réparé (C. Cormier)

Le soleil se couche avec des couleurs intenses et chaudes (C. Cormier)