Par Claudette Cormier

mardi 10 mars 2026

Pêche blanche, bateaux cargos et migration d'oiseaux!

Bonjour à tous! Vous me pardonnerez un petit écart... Le sujet d'aujourd'hui ne touchera guère la nature en tant que telle, sauf à la toute fin du texte. J'avais le goût de vous partager mes observations de la fin de semaine dernière. Très récemment, entre le 6 et le 8 mars 2026, les instances locales à La Baie ont sommé les pêcheurs de sortir leurs cabanes du site de la pêche blanche. Les pêcheurs ont eu une pleine saison qui a duré deux mois. Mais pour les mordus de pêche blanche, c'est jour de deuil concernant leur loisir hivernal. Le bal des cabanes a battu son plein, les amateurs de pêche sortant souvent à la dernière minute. Ils sont passionnés!

Les dernières cabanes sont à sortir (C. Cormier)

Le brise-glace le Pierre Radisson qui entretien la voie maritime (C. Cormier)

Impressionnante proximité des bateaux et des cabanes à pêche (C. Cormier)

Résidant devant le site de pêche blanche, j'ai pu observer les activités de près. La voie maritime était également très active durant cette fin de semaine. Au moins trois bateaux cargos entraient ou sortaient des installations portuaires. Tout ces bateaux sont dépendants des bons services qu'offre le brise-glace le Pierre Radisson. Pendant tout l'hiver, c'est lui qui a fait la navette dans le fjord du Saguenay accompagnant les navires durant leur allés et retours du fleuve Saint-Laurent.

Trois bateaux cargos et le brise-glace qui gère la navigabilité les navires (C. Cormier)

Le site de pêche blanche étant vidé de ses cabanes, il y a toujours des récalcitrants qui veulent faire leur propre loi et poursuivre leur pêche. Cependant, cette décision les mettent en danger puisqu'ils ne savent pas se contenter ni être raisonnable. Le 9 mars 2026, l'hélicoptère de la Garde-Côtière a fait du repérage le long de la baie. Du côté de l'Anse-à-Benjamin, une grande tente rouge était au large. Le pilote de l'hélicoptère a descendu à la verticale, restant stationnaire dans les airs à environ vingt pieds du sol glacé, immobile en face de la tente. Je pense qu'il attendait pour voir si quelqu'un allait sortir de la tente. Mais non... Personne n'est sorti. Alors, l'hélicoptère s'est posé directement sur la banquise. Le pilote et son compagnon se sont rendus à pieds à la tente pour voir s'il y avait quelqu'un dedans. Pas d'occupant en vue. Finalement, les deux hommes sont retournés à leur machine et ont quitté les lieux. Deux heures suivants cet événement, une personne est allée démonter la tente rouge. L'histoire ne dit pas si c'était le propriétaire ou non. Voilà qui met officiellement fin à la saison du site de la pêche blanche pour cet hiver. 

Hélicoptère de la Garde-Côtière posé au large de l'anse-à-Benjamin (C. Cormier)

L'Anse-à-Benjamin est à quatre kilomètres de ma résidence (C. Cormier)

L'hélicoptère s'envole du site (C. Cormier)

L'hélicoptère passe devant la résidence et poursuit sa route (C. Cormier)

Très bientôt, le brise-glace va pouvoir casser les glaces dans la baie. Mais avant, il doit s'occuper de casser les glaces dans le fjord. D'ailleurs, en ce 10 mars, le Pierre Radisson faisait du déglaçage entre Petit-Saguenay et l'embouchure du fleuve. 

Et qu'est-ce que j'ai aperçu ce matin volant au large du site de la pêche blanche? Des goélands! Quelques-uns sont déjà arrivés, cela avant que le brise-glace ne fasse son travail ici à La Baie! La migration est officiellement commencée!

Quatre Goélands bourgmestres sur les glaces du site de la pêche blanche (C. Cormier)

mercredi 4 mars 2026

Un bijou régional

Au cours de l'hiver et au début du printemps, un spectacle époustouflant nous est offert au Saguenay à chaque année. Il suffit de regarder en direction nord lors de journées ensoleillées pour apercevoir les Monts-Valin dans toute sa splendeur. Pour ainsi dire, ce sont nos Rocheuses à nous!

La beauté incontestable des Monts-Valin (C. Cormier)

En janvier dernier, pendant une journée très froide, Germain et moi avons roulé dans les rangs à La Baie dans le but de capter la magnifique vue qu'offre les Monts-Valin. Si vous le voulez bien, laissons les prochaines images parler d'elles-mêmes.

À vol d'oiseau, les Monts-Valin sont proches de la rivière Saguenay (C. Cormier)

L'antenne enneigée au sommet du mont Valin (C. Cormier)

Les affleurements rocheux sont impressionnants (C. Cormier)

lundi 23 février 2026

Un petit encouragement avant l'arrivée du printemps

Hier, le 22 février 2026, en cette journée magnifiquement ensoleillée, ce fut jour de balade pour Germain et moi. Café et thé à la main, nous avons roulé en véhicule dans les différents rangs à La Baie. Nous étions à la recherche d'oiseaux en début d'après-midi. Malheureusement, ce fut presque le désert de ce côté. Il faut dire que la migration des oiseaux n'est pas commencée. Par contre, cela ne saurait tarder. On est sur le bord, comme on dit!

Dans le chemin Saint-Martin à La Baie, un superbe paysage s'est offert à nous. Quelle joie de constater que la rivière Saguenay est en bonne partie à l'eau libre. Cela jusqu'à l'embouchure du fjord où la glace est encore bien présente. De voir de l'eau libre à la sortie de cet hiver, que ça fait du bien!

La rivière Saguenay à l'eau libre; nous voyons Saint-Fulgence au loin (C. Cormier)

De retour en direction de la maison, nous baieriverins, devront attendre encore trois à quatre semaines afin de voir la baie être libérée de ses glaces. Cela se fera suite au passage du brise-glace début mars. Il s'agit toujours d'un moment réjouissant de revoir les eaux libres de la baie et d'entendre à nouveau le ressac des vagues. Réjouissons-nous! Le meilleur s'en vient pour nous tous!

Vue du parc Mars; quatre bateaux sont alignés dans la voie maritime (C. Cormier)

vendredi 20 février 2026

Spectacle nocturne astronomique

Hier soir, le 19 février 2026, le ciel nocturne était limpide. Il n'y a rien comme un front froid vigoureux pour dégager le plafond du ciel de nuages. Ainsi, nous avons eu la possibilité d'admirer une jolie conjonction entre la Lune et deux planètes. Le terme conjonction veut simplement dire qu'il y a un rapprochement entre la Lune et certaines planètes, observé du point de vue terrestre. Les conjonctions sont fréquentes. Il faut cependant consulter les sites astronomiques sur internet pour les prévoir et se croiser les doigts qu'il n'y aura pas de nuages puisque les conjonctions sont ponctuelles.

Donc, une heure après le coucher du soleil hier à l'horizon ouest, la Lune était au début de son cycle nous montrant un magnifique croissant bien découpé. Ce qui est particulier mais non rare est que l'on pouvait observer sa partie ombragée. Cela s'appelle lumière cendrée. Il s'agit de la partie grisée de la Lune. Le phénomène s'explique par le fait que le Soleil inonde la Terre de sa lumière. Par la suite, cette lumière est partiellement réfléchie de la Terre vers la Lune. Génial, non? Pour faire court, lorsque nous regardons la lumière cendrée sur la Lune, nous voyons notre propre lumière! Cela se nomme clair de Terre. Le clair de Terre cause la lumière cendrée sur la Lune. Ouf! J'espère aussi que mes propos sont clairs! Ce n'est pas évident d'expliquer des événements astronomiques!

La lumière cendrée dans toute sa splendeur sur la Lune via la Terre (C. Cormier)

Je vous mentionnais la présence de deux planètes. Proche de la Lune, au sud-ouest de celle-ci se trouve la planète Saturne. Et plus bas, soit au sud-est de l'astre lunaire, tout juste situé au-dessus des montagnes, c'est la planète Mercure. Les deux planètes ressortent par leur brillance au crépuscule avancé. Je trouve que les conjonctions donnent de belles images crépusculaires. Nous sommes très chanceux que notre ciel ne soit pas pollué à outrance nous permettant d'observer ces superbes phénomènes astronomiques!

Conjonction Lune-Saturne-Mercure via mon balcon à La Baie (C. Cormier)

jeudi 19 février 2026

Une micro-surprise suivie d'une grande joie

C'était le matin du 17 février 2026 à La Baie. Je vaquais à mes occupations dans la maison lorsque tout à coup, je repère sur ma porte-fenêtre un petit grain foncé. Immédiatement, je reconnais la silhouette! Il s'agit d'un Phyllonorycter, un micro-papillon! 

Le micro-papillon (petit grain foncé) sur la fenêtre en face du bateau cargo (C. Cormier)

Voici la silhouette du micro vue par en-dedans de la résidence (C. Cormier)

Lorsque nous pensons aux papillons nocturnes, on se fait une idée sur la taille, la forme et les couleurs de ceux-ci. De plus, nous savons que les papillons sont abondants en mai, juin, juillet et août lors de la belle saison. Cependant, les papillons qui hibernent à l'état adulte peuvent se réveiller lors de redoux hivernaux (février) ou printaniers (début mars). Dans notre région nordique, les premières espèces apparaissent habituellement à la fin mars ou au début d'avril dans le but de procréer. Ces dates sont hâtives, mais normales pour ces espèces de papillons. Quant aux toutes dernières espèces observées en région, elles se voient en novembre et parfois au début décembre. 

Je reviens à mon micro-papillon. À la hâte, je vais chercher ma caméra. Habillée en pyjamas, je sors dehors sur le balcon et mes chaussettes s'enfoncent dans la neige. Il fait -4°C (redoux) et il tombe des averses de neige. 

Les traces de mes chaussettes dans la neige sur le balcon (C. Cormier)

Heureusement, le micro est collaborateur. Je réussi à le prendre en photo. Ce n'est pas une mince affaire car je suis à la limite des prouesses de la caméra tellement ce micro est petit, son envergure étant entre 5 et 10 millimètres. Le nom de son genre est Phyllonorycter et appartient probablement à l'espèce apparella, une espèce très commune. En ce 17 février, c'est la date à laquelle le micro a été observé qui est particulière. 

Sous la lentille et avec cet agrandissement, la beauté du micro se révèle (C. Cormier)

Le minuscule et magnifique Phyllonorycter (C. Cormier)

Après mon safari photo, je suis rentrée. Évidemment, mes bas sont mouillées et mes pieds gelés. Par la suite, j'observe le comportement du micro. Avec grande lenteur, car ses sens sont au ralentis à cause du froid, il arpente la porte-fenêtre en direction d'un abri. Il trouve un interstice aux abords de la fenêtre et disparaît. Il va retrouver sa torpeur hivernale jusqu'au prochain redoux. D'observer aujourd'hui ce micro m'a précipité dans la hâte de recenser à nouveau les papillons nocturnes cette année! Bientôt... Encore un peu de patience.