Par Claudette Cormier

mercredi 11 mars 2026

Un peu d'air frais

Bonjour à tous! En ce matin du 11 mars 2026, alors que je jetais un coup de jumelles sur les Corneilles d'Amérique s'alimentant sur les glaces à La Baie, j'ai aperçu au loin un mammifère. C'était un Cerf de Virginie! Et mon doux qu'il est loin, entre quatre et cinq kilomètres de mon point de vue. L'animal se déplaçait lentement sur la banquise le long du contrefort au pied de la montagne de la Croix. L'endroit et non loin de l'anse-à-Benjamin. Je n'ai pas pu l'observer longuement car la tempête de neige est arrivée et a coupé toute visibilité. 

Le Cerf de Virginie se déplace sur la banquise (C. Cormier)

Le petit picot à droite sur les glaces, c'est le cerf (C. Cormier)

Éboueuses des glaces

Bonjour à tous! Maintenant que les pêcheurs à La Baie ont très récemment quitté le site de pêche blanche, d'autres occupants sont observés à tous les jours le long des anciennes rues glacées du site. 

Le site de pêche blanche vidé de ses cabanes (C. Cormier)

Ce sont les Corneilles d'Amérique qui ont pris l'endroit d'assaut. Elles y trouvent des sources de nourriture telles des restes de poissons et probablement quelques détritus comestibles laissés par les pêcheurs. Tout sera trouvé. Tout sera nettoyé par les corneilles. Rien ne sera perdu.

Les Corneilles d'Amérique rassemblées sur le site de pêche blanche (C. Cormier)

Les Corneilles d'Amérique excitées d'être ensemble (C. Cormier)

À chaque jour, au delà de 100 corneilles sont éparpillés sur les glaces de la baie. Les rassemblements de corvidés sont toujours impressionnants à observer. À cette période, je ne sais pas s'il s'agit entièrement de corneilles locales ayant hiverné ou s'il y a quelques migratrices au travers. Nous sommes très près de la période de migration des corneilles. La majorité d'entre elles a hiverné dans le sud du Québec ou au nord des États-Unis. Dans quelques jours, ces oiseaux vont revenir vers nos contrées du nord pour y nicher. Bientôt, elles seront partout dans la région en grand nombre. 

Elles criaient pour crier, excitées du printemps qui arrive enfin (C. Cormier)

Cette corneille est revenue chez moi pour y nicher derrière la résidence (C. Cormier)

mardi 10 mars 2026

Pêche blanche, bateaux cargos et migration d'oiseaux!

Bonjour à tous! Vous me pardonnerez un petit écart... Le sujet d'aujourd'hui ne touchera guère la nature en tant que telle, sauf à la toute fin du texte. J'avais le goût de vous partager mes observations de la fin de semaine dernière. Très récemment, entre le 6 et le 8 mars 2026, les instances locales à La Baie ont sommé les pêcheurs de sortir leurs cabanes du site de la pêche blanche. Les pêcheurs ont eu une pleine saison qui a duré deux mois. Mais pour les mordus de pêche blanche, c'est jour de deuil concernant leur loisir hivernal. Le bal des cabanes a battu son plein, les amateurs de pêche sortant souvent à la dernière minute. Ils sont passionnés!

Les dernières cabanes sont à sortir (C. Cormier)

Le brise-glace le Pierre Radisson qui entretien la voie maritime (C. Cormier)

Impressionnante proximité des bateaux et des cabanes à pêche (C. Cormier)

Résidant devant le site de pêche blanche, j'ai pu observer les activités de près. La voie maritime était également très active durant cette fin de semaine. Au moins trois bateaux cargos entraient ou sortaient des installations portuaires. Tout ces bateaux sont dépendants des bons services qu'offre le brise-glace le Pierre Radisson. Pendant tout l'hiver, c'est lui qui a fait la navette dans le fjord du Saguenay accompagnant les navires durant leur allés et retours du fleuve Saint-Laurent.

Trois bateaux cargos et le brise-glace qui gère la navigabilité les navires (C. Cormier)

Le site de pêche blanche étant vidé de ses cabanes, il y a toujours des récalcitrants qui veulent faire leur propre loi et poursuivre leur pêche. Cependant, cette décision les mettent en danger puisqu'ils ne savent pas se contenter ni être raisonnable. Le 9 mars 2026, l'hélicoptère de la Garde-Côtière a fait du repérage le long de la baie. Du côté de l'Anse-à-Benjamin, une grande tente rouge était au large. Le pilote de l'hélicoptère a descendu à la verticale, restant stationnaire dans les airs à environ vingt pieds du sol glacé, immobile en face de la tente. Je pense qu'il attendait pour voir si quelqu'un allait sortir de la tente. Mais non... Personne n'est sorti. Alors, l'hélicoptère s'est posé directement sur la banquise. Le pilote et son compagnon se sont rendus à pieds à la tente pour voir s'il y avait quelqu'un dedans. Pas d'occupant en vue. Finalement, les deux hommes sont retournés à leur machine et ont quitté les lieux. Deux heures suivants cet événement, une personne est allée démonter la tente rouge. L'histoire ne dit pas si c'était le propriétaire ou non. Voilà qui met officiellement fin à la saison du site de la pêche blanche pour cet hiver. 

Hélicoptère de la Garde-Côtière posé au large de l'anse-à-Benjamin (C. Cormier)

L'Anse-à-Benjamin est à quatre kilomètres de ma résidence (C. Cormier)

L'hélicoptère s'envole du site (C. Cormier)

L'hélicoptère passe devant la résidence et poursuit sa route (C. Cormier)

Très bientôt, le brise-glace va pouvoir casser les glaces dans la baie. Mais avant, il doit s'occuper de casser les glaces dans le fjord. D'ailleurs, en ce 10 mars, le Pierre Radisson faisait du déglaçage entre Petit-Saguenay et l'embouchure du fleuve. 

Et qu'est-ce que j'ai aperçu ce matin volant au large du site de la pêche blanche? Des goélands! Quelques-uns sont déjà arrivés, cela avant que le brise-glace ne fasse son travail ici à La Baie! La migration est officiellement commencée!

Quatre Goélands bourgmestres sur les glaces du site de la pêche blanche (C. Cormier)

mercredi 4 mars 2026

Un bijou régional

Au cours de l'hiver et au début du printemps, un spectacle époustouflant nous est offert au Saguenay à chaque année. Il suffit de regarder en direction nord lors de journées ensoleillées pour apercevoir les Monts-Valin dans toute sa splendeur. Pour ainsi dire, ce sont nos Rocheuses à nous!

La beauté incontestable des Monts-Valin (C. Cormier)

En janvier dernier, pendant une journée très froide, Germain et moi avons roulé dans les rangs à La Baie dans le but de capter la magnifique vue qu'offre les Monts-Valin. Si vous le voulez bien, laissons les prochaines images parler d'elles-mêmes.

À vol d'oiseau, les Monts-Valin sont proches de la rivière Saguenay (C. Cormier)

L'antenne enneigée au sommet du mont Valin (C. Cormier)

Les affleurements rocheux sont impressionnants (C. Cormier)

lundi 23 février 2026

Un petit encouragement avant l'arrivée du printemps

Hier, le 22 février 2026, en cette journée magnifiquement ensoleillée, ce fut jour de balade pour Germain et moi. Café et thé à la main, nous avons roulé en véhicule dans les différents rangs à La Baie. Nous étions à la recherche d'oiseaux en début d'après-midi. Malheureusement, ce fut presque le désert de ce côté. Il faut dire que la migration des oiseaux n'est pas commencée. Par contre, cela ne saurait tarder. On est sur le bord, comme on dit!

Dans le chemin Saint-Martin à La Baie, un superbe paysage s'est offert à nous. Quelle joie de constater que la rivière Saguenay est en bonne partie à l'eau libre. Cela jusqu'à l'embouchure du fjord où la glace est encore bien présente. De voir de l'eau libre à la sortie de cet hiver, que ça fait du bien!

La rivière Saguenay à l'eau libre; nous voyons Saint-Fulgence au loin (C. Cormier)

De retour en direction de la maison, nous baieriverins, devront attendre encore trois à quatre semaines afin de voir la baie être libérée de ses glaces. Cela se fera suite au passage du brise-glace début mars. Il s'agit toujours d'un moment réjouissant de revoir les eaux libres de la baie et d'entendre à nouveau le ressac des vagues. Réjouissons-nous! Le meilleur s'en vient pour nous tous!

Vue du parc Mars; quatre bateaux sont alignés dans la voie maritime (C. Cormier)