Par Claudette Cormier

samedi 28 mars 2026

La libération des glaces à La Baie

Cela fait au moins deux semaines que le brise-glace le Pierre Radisson fait du déglaçage dans le fjord du Saguenay. Entre les épisodes de cassage de glace, il doit également escorter les bateaux cargos et les pétroliers qui se rendent régulièrement aux installations portuaires de Port-Alfred et de Grande-Anse. Hier, le 27 mars 2026, c'était enfin le jour où le brise-glace allait dégager les glaces de La Baie. Oh! Que l'attente fut longue... Mais la joie fut au comble de voir la baie à l'eau libre en fin d'après-midi!

Le Pierre Radisson a passé la journée à déglacer la baie (C. Cormier)

Le brise-glace à l'oeuvre (G. Savard)

Cette journée fut glaciale (mot de circonstance). Il faisait si froid que même les Grands Corbeaux ne voulaient pas planer dans le ciel. Trop froid. Puis devant ma résidence, des Corneilles d'Amérique, les régulières du coin, elles non plus ne voulaient pas se déplacer aujourd'hui. Celles-ci s'abritaient derrière un écran de conifères afin d'éviter d'affronter les vents cinglants. Pour une fin mars, l'hiver ne lâche pas le morceau!

Les Corneilles d'Amérique se cachent des vents glaciaux (C. Cormier)

En début de soirée, le Pierre Radisson terminait sa longue mission hivernale. Depuis novembre 2025 jusqu'à la fin mars 2026, il a escorté tous les bateaux, les allés et les retours au fleuve Saint-Laurent. Avant de quitter La Baie, le navire a paradé le long des battures en passant devant la résidence lors du coucher du soleil. Ensuite, il est parti pour Gaspé.

Le brise-glace a passé très près du rivage en début de soirée; nous voyons une partie de mon balcon (C. Cormier)

Fin de mission pour le Pierre Radisson (C. Cormier)

Une touche de chaleur en cette fin de journée très froide (C. Cormier)

Germain et moi étions heureux de revoir les eaux de la baie accentuées d'une couleur bleue royale profond. C'était vraiment beau! La joie fut de courte durée cependant. Lors de la nuit qui a suivi, il a fait -25°C. Au matin du 28 mars, tout était gelé. Encore. Printemps tardif. Dans quelques jours, la baie sera de nouveau à l'eau libre grâce aux jeux des marées et des vents.

P.S. Ma caméra qui a dix ans d'âge est défectueuse. Elle a été envoyée à la compagnie pour fins de réparation. En attendant, Germain me vient en aide avec ses optiques à lui. Pfiou!

lundi 23 mars 2026

Whisky sur glace

En fin de journée du 21 mars 2026 à La Baie, un coucher de soleil a brièvement effectué un clin d'oeil au travers des nuages avant de disparaître sous l'horizon. Le long de mon balcon, les glaçons sont toujours présents. Voyant la lumière brillante scintiller dans la glace, j'ai pu croquer quelques images avant que le rideau nuageux ne se referme sur le soleil couchant. 

Je vous partage les meilleures images de ma courte séance photo. La dernière photographie est la plus spéciale à mes yeux. La couleur whisky dans les glaçons est superbe! Et que dire des points d'ancrage des glaces sur le balcon qui ressemblent à des sabots? La glace arbore un art merveilleux!

Les glaçons aux reflets bleus et orangés sont magnifiques (C. Cormier)

L'orangé du soleil couchant agrémente joliment les glaçons (C. Cormier)

Si joli l'effet bigarré et la lumière scintillante sur le rebord des glaçons (C. Cormier)

Celle-ci est ma photo préférée des glaçons à la couleur whisky (C. Cormier)

dimanche 22 mars 2026

Un petit tour à L'Anse-Saint-Jean

Cette fin de semaine, Germain et moi avions le goût de nous promener à L'Anse-Saint-Jean. Il va sans dire que le paysage là-bas y est toujours magnifique peu importe la saison. Aujourd'hui le 21 mars 2026, nous ajoutons une raison supplémentaire à notre présence dans ce village. C'est que la migration des grands rapaces est commencée. Il s'agit donc d'une excursion ornithologique. La présence de Pygargues à tête blanche et d'Aigles royaux est anticipée par nous. Ces oiseaux sont tellement résilient. En effet, en mars et en avril lors de leur migration, ces immenses oiseaux de proie se dirigent vers le nord alors que tout est encore gelé et enneigé. 

Le magnifique paysage à L'Anse-Saint-Jean (C. Cormier)

Les conditions météorologiques ne sont pas optimums, mais quand même bonnes. Malgré le beau soleil qui reluit, les vents sont mordants, de quadrant ouest-nord-ouest. Le vent est souhaité pour voir ces oiseaux. Par contre, le froid qui accompagne les vents est parfois difficile pour nous les observateurs. En plus, le long du contrefort nord du fjord du Saguenay, une ligne de Cumulus congestus déverse continuellement des averses de neige de ce côté. Cela nous enlève de la visibilité.

L'idée pour trouver des oiseaux de proie en migration est de sonder le ciel aux jumelles. D'abord en inspectant le ciel au-dessus des montagnes du côté sud du fjord. Les picots qui planent pourraient être des pygargues et des aigles (rares). Mais bien souvent, nous observons des Grands Corbeaux qui eux excellent dans le vol plané. Et s'il n'y a rien pour le moment du côté sud, nous devons ensuite regarder au-dessus des montagnes du côté nord du fjord. Et ce mouvement de jumelles se poursuit pendant deux à trois heures d'affilées. La persévérance est de mise pour la trouvaille des grands rapaces en migration.

Du côté sud, les rapaces s'élèvent souvent au-dessus du buton proéminent (C. Cormier)

Les rapaces traversent le fjord pour franchir les montagnes du côté nord (C. Cormier)

Durant nos observations, nous avons repéré trois Pygargues à tête blanche en migration et deux Faucons pèlerins. Ces derniers restaient dans les parages à faire paniquer les Corneilles d'Amérique  présentes en bon nombre près de nous. Pour les pygargues, c'était un peu frustrant. Du côté nord de la rivière Saguenay, les rapaces disparaissaient derrière un rideau de neige nous empêchant de les apprécier plus longtemps.

Un des Pygargues à tête blanche en migration, très haut dans le ciel (C. Cormier)

Il a vraiment fait froid. Les rafales de vent s'infiltraient dans les moindres petits espaces ouverts de nos vêtements, même si nous étions très bien habillés. Pour ma part, ma résilience au froid n'était pas grande aujourd'hui. J'ai passé la moitié du temps à observer à partir de l'intérieur de la voiture. Je n'avais pas le choix de me réchauffer ainsi afin de rester le plus longtemps possible sur le terrain. Germain lui est resté dehors tout le long, bravant les rafales et le froid. 

Germain au poste d'observation et résilient au froid et aux vents (C. Cormier)

Puis tout à coup, que voyons nous arriver dans notre secteur? Le brise-glace le Pierre Radisson! Lors de notre excursion, le navire s'affairait à casser la glace dans l'anse, mais par petites tranches à la fois, lanières par lanières. Nous ne savons pas pourquoi il n'est pas rentré à fond de train dans l'anse pour casser la glace plus rapidement.

Le brise-glace le Pierre Radisson à l'oeuvre (C. Cormier)

En fin d'après-midi, nous sommes retournés à la maison. Cette phase est agréable car nous pouvons enlever toutes les grosses couches de vêtements pour nous mettre en linge mou et nous réchauffer. Nous sommes bien contents de notre journée malgré les irritants météorologiques.

vendredi 20 mars 2026

Effervescence en ce jour d'équinoxe

Aujourd'hui, 20 mars 2026, c'est officiellement le printemps. Notez que je n'ajoute pas de point d'exclamation à la fin de ma phrase. Il fait encore froid et des averses de neige tombent aux deux jours. On dirait que le printemps comme on le connaissait habituellement ne se manifeste plus comme avant. L'expression « dans mon temps » s'applique me concernant. Les décennies qui sont derrière moi me permettent de comparer ces anomalies climatiques.

Bon ben... La seule effervescence que j'ai pu observer en ce jour d'équinoxe est celle située dans les glaçons qui sont soudés au pied du balcon. Début timide pour le début du printemps. Pas de soleil, pas de douceur, pas de couleurs. J'ai hâte aux jours meilleurs et vous autres aussi j'en suis certaine.

Glaçons aux bulles effervescentes (C. Cormier)

mercredi 18 mars 2026

Quelques couleurs!

Enfin! De mon balcon, je commence à pouvoir admirer les couchés de soleil! Je vous ai promis de vous les partager. Celui-ci a été croqué le 18 mars 2026, chez moi à La Baie. Que c'est bon de revoir des couleurs chaudes dans le ciel encore froid pour cette période!

Les couleurs chaudes font du bien à admirer à cette sortie d'hiver (C. Cormier)