Par Claudette Cormier

lundi 13 avril 2026

Cygnes du printemps

Nous sommes samedi le 11 avril 2026. Soupir. Il neige encore, à plein ciel. Est-ce que ce foutu hiver va finir par finir? Cela fait cinq mois plein que l'hiver déverse ses tonnes de flocons. Avec résilience et certainement pas avec une grande joie au coeur, Germain et moi choisissons d'aller à Saint-Fulgence. On s'est dit qu'on prendrait au moins une marche. Pour la faune ailée, nous n'avons pas beaucoup d'espoir à cause de cette condition météo neigeuse et venteuse.

En roulant sur la route Tadoussac, alors que nous venions d'entrer dans la localité de Saint-Fulgence, que voyons-nous aux abords de l'embouchure de la rivière-à-la-Loutre? Trois Cygnes trompettes! Tous des immatures. Immédiatement, nous nous garons. Puis, presque aussitôt, une ornithologue amie est venue nous joindre. Elle avait vu les cygnes au préalable, cinq individus au départ. Les deux adultes qui accompagnaient les jeunes cygnes étaient absents au moment de notre présence.

Les trois Cygnes trompettes immatures (C. Cormier)

Germain observe les cygnes au travers de l'averse de neige (C. Cormier)

Les cygnes sont ballotés par les vagues sur la rivière Saguenay (C. Cormier)

Ces oiseaux sont synonymes d'élégance avec leur port de tête royal (C. Cormier)

Les Cygnes trompettes baillant dans ce temps maussade (C. Cormier)

L'observation des cygnes nous a donné un choc électrique à Germain et à moi. Pour un bon moment, nous avons pu oublier la neige qui tombait. À cette période de l'année, soit à la mi-avril, les Cygnes trompettes arrivent dans la région. Cependant, le marais de Canards Illimités est encore complètement gelé et enneigé. Les oiseaux doivent s'alimenter sur les battures et attendre le dégel du marais. Ensuite s'en suivra la saison de nidification dans ce marais. Avec toute la progéniture créée par les cygnes adultes ces dernières années, nous ne pouvons pas prédire le nombre de cygnes qu'il y aura dans notre région en 2026. Il y aura peut-être d'autres adultes qui vont arriver. Quant aux immatures, ils n'atteignent la maturité sexuelle qu'à l'âge de quatre ou cinq ans. Ceux-ci ont tendance à revenir près du site de leur naissance. Par contre, les adultes les chasseront hors du site de nidification. Les jeunes devront alors explorer d'autres lieux. Il est impossible de prédire leurs intentions à l'avance. En tout cas, ce fut une journée intéressante côté ornithologique. Côté météo... BOF!

La piste cyclable est encore très enneigée (C. Cormier)

Le marais de Canards Illimités est gelé et enneigé à 100% (C. Cormier)

vendredi 10 avril 2026

Solennel

Ce coucher de soleil (8 avril 2026 à La Baie) a quelque chose de particulier. On aurait dit que le temps était suspendu. Un moment sacré. Un moment à contempler. Il y avait une ambiance mystique. Je crois que les photographies suivantes transmettent l'énergie de ce moment solennel. 

Le temps semblait figé lors de ce coucher de soleil (C. Cormier)

Une ambiance mystique s'en dégageait (C. Cormier)

Même le rivage avec ses glaces flottantes donnait une ambiance spéciale (C. Cormier)

Vénus, déesse du ciel

Depuis quelques semaines, nous pouvons observer la planète Vénus. Et elle est magnifique! Lorsque le crépuscule va commencer, regardez sur l'horizon ouest à demi-ciel. Elle est immanquable. Et quand le crépuscule s'achèvera, qu'il fera noir, la planète brillera de tout ses feux. Chaque soir où la voûte sera dégagée, Vénus sera présente pour quelques heures. Puis, pour notre grand bonheur, elle dominera le ciel crépusculaire pour quelques mois encore. Les photographies sont prises de mon balcon à La Baie. Ce ne sont pas les photos du siècle, mais cela vous donnera l'idée où trouver la planète. Je vais tenter de prendre des meilleures bientôt. Bonnes observations crépusculaires!

En haut à gauche, le petit point blanc, c'est Vénus, visible dès le début du crépuscule (C. Cormier)

Vénus devient plus brillante au fil des heures (C. Cormier)

P.S. Ma caméra, qui était partie pour se faire réparer, est capoute. Cependant, je m'en suis procurée une autre que j'ai en main que depuis hier soir! La madame est contente!

Corneilles raffinées

C'était le 7 avril 2026. Dans mon secteur, il y a un couple de Corneilles d'Amérique qui prépare sa saison de nidification. En effet, depuis une dizaine de jours environ, les corneilles transportent quotidiennement des branchages pour la confection de leur nid ou pour le réparer. Puis, je les vois également amener des touffes d'herbes séchées pour le confort de leur demeure. 

Le couple de Corneilles d'Amérique nicheur dans notre secteur (C. Cormier)

Un certain soir, une des corneilles avait une étrange chose dans son bec. D'abord, je croyais que c'était du foin mais c'était tout autre chose. En fait, c'était fort probablement une nouille de spaghetti. Celle-ci était rigide et congelée par le froid! Pour voir les oiseaux se diriger souvent vers des voisins proches de ma résidence, je crois que ces voisins nourrissent les corneilles avec leurs restes de tables. La prochaine image fait sourire!

La corneille mangeuse de spaghetti (C. Cormier)

Vestiges glaciaires

Au revoir chers glaçons... Les 6 et 7 avril 2026, c'était mes dernières séances où j'ai pu photographier les glaçons le long de mon balcon à La Baie. Le froid persistant des récents jours faisait encore vivre ces petits chefs d'oeuvres éphémères. Aujourd'hui, les glaçons n'existent plus. Fondus. Pas au soleil mais grâce à la douceur de température. 

Récemment, plusieurs glaçons étaient suspendus aux barreaux du balcon (C. Cormier)

Les rayons du coucher du soleil s'étaient s'infiltrés dans les glaces (C. Cormier)

J'ai adoré l'effet bigarré qu'on donné les jeux de lumières dans les glaçons! (C. Cormier)

Dans cet article, je vous partage le monde merveilleux des glaçons. Grâce aux agrandissements, nous serons en mesure  de sonder leurs entrailles. Sur chacune des photographies, prenons le temps d'admirer le paysage inversé dans les glaces translucides, ainsi que d'observer les couleurs chaudes provenant du soleil couchant qui se reflètent dans les glaçons. Les photographies vont exprimer cette ambiance unique par elles-mêmes.

Il y avait aussi des vestiges de glaces suspendus sous l'auvent du balcon (C. Cormier)

Cet superbe glace possédait un coeur bien à elle (C. Cormier)

On aurait dit une canine avec sa racine (C. Cormier)

Ce glaçon était superbement saupoudré de dorure venant du soleil couchant (C. Cormier)

Cette étrange protubérance était au sol dans un amas de glace sur le balcon (C. Cormier)

Une grosse stalagmite s'était érigée de l'amas de glace (C. Cormier)