Par Claudette Cormier

vendredi 29 mai 2026

Le râleur

Récemment, Germain et moi sommes rendus à Saint-Fulgence pour y recenser les oiseaux aux abords du marais Canards Illimités, chose que nous faisons fréquemment dans ce secteur. Sur notre chemin, nous entendons soudain le cri d'un Râle de Virginie. Il est proche du sentier. L'oiseau reste dissimulé dans la végétation. Rien d'anormal jusque ici car cette espèce est naturellement discrète et niche dans ce marais. Cependant, le râle nous a complètement pris par surprise. En effet, il était juché à vue sur un petit monticule de végétation où il lançait son cri nasillard et répétitif. Habituellement, nous nous contentons de l'écouter sans le voir puisque l'oiseau sort très peu des quenouilles. Nous avons été très chanceux de pouvoir l'admirer pendant quelques minutes avant qu'il ne disparaisse dans la végétation. Germain a pu prendre cette magnifique vidéo!

Le Râle de Virginie en plein action (G. Savard)

L'observation a eu lieu le 26 mai 2026 à Saint-Fulgence.

jeudi 28 mai 2026

Écho de lumière

Bonjour chers amis, vous avez constaté mon absence quelque peu prolongé. C'est que j'ai pris deux semaines de congé car j'en avais besoin. La vie parfois nous force à prendre des batailles à bras le corps. Dans ces moments-là, il faut s'en occuper. J'étais épuisée. Ça va mieux maintenant. Avec joie, je vais continuer de publier mes récits, peut-être pas à tous les jours même si j'en ai très envie. Mes limites physiques doivent être respectées.

Le 25 mai 2026 à La Baie, un magnifique et unique coucher de soleil a eu lieu en toute fin de journée. À l'horizon, une fenêtre dans le ciel s'est brièvement ouverte laissant paraître des teintes indigo, jaune orangé, pêche et magenta. Le tout s'harmonisait parfaitement dans le ciel couchant. Vraiment un beau coup d'oeil! 

Le coucher de soleil était splendide avec ce reflet de lumière sur la baie (C. Cormier)

vendredi 15 mai 2026

Le blues d'un Bruant chanteur

Parc Mars à La Baie, le 9 mai 2026.

Au cours de la soirée, Germain et moi prenons une marche sur la piste cyclable. Il y a du monde partout. En mai, les gens en ont marre de rester à l'intérieur, même s'il ne fait pas particulièrement beau dehors. Nous cherchons tous à évacuer les relents du froid de nos âmes.

Le long de notre parcours, nous notons qu'un Bruant chanteur se faufile entre les marcheurs. Celui-ci se pose sur une rampe en bois. Malgré la présence constante de marcheurs circulant à quelques pieds de lui, le bruant n'est pas du tout farouche. Basculant la tête vers l'arrière, il émet son chant joyeux mais de courte durée. Hum... Le mot joyeux est peut-être un peu fort dans ce cas. Faisant face à la baie, le bruant est confronté aux vents d'est et au froid. Cherchant son courage, il chante dans le vent où ses notes affaiblies sont transportées dans l'environnement. Les yeux lourds et son plumage gonflé à bloc, il semble se demander quand il pourra recevoir une dose de chaleur. Je vois dans ses yeux un certain découragement. À un moment donné, le bruant rentre une patte dans son plumage pour la réchauffer. Il fait son possible pour être à la hauteur de son talent, cherchant en lui la résilience pour continuer de chanter le « retour du printemps ».

Le Bruant chanteur semble trouver la météo bien ordinaire (C. Cormier)

Avec courage, le bruant chante contre vents et marées (C. Cormier)

jeudi 14 mai 2026

Murmure d'un bourdonnement

Le 9 mai 2026, nous étions, Germain et moi, à Métabetchouan. Pendant notre excursion, j'ai souhaité m'arrêter près d'une talle de Tussilages. J'espérais apercevoir un certain papillon diurne. Mais non... Rien. Il fait sans doute trop froid encore pour observer ce papillon. Tout à coup, Germain m'interpelle : « Un bourdon! ». Immédiatement, je m'approche des fleurs où l'insecte butine. Ha! Quelle joie de l'observer! 

Nous nous sommes arrêtés devant une jolie talle de Tussilages en fleurs (C. Cormier)

Était dans les fleurs un beau gros bourdon velu au corps jaune et noir (C. Cormier)

Ses ailes sont fines et transparentes, presque trop petites pour le bourdon (C. Cormier)

Pour nous, il s'agit de notre premier bourdon de l'année, un Bombus impatiens (en latin), une espèce commune dans notre région nordique. Ce sont les premiers à sortir de leur torpeur hivernale. En mai et en juin, nous ne verrons que des gros bourdons bien dodus et bruyants. Ce sont les reines qui apparaissent au printemps. Plus tard en saison, les reines demeureront dans leur tanière et ce seront ses petites ouvrières qui vont récolter le nectar pour elle et sa progéniture.

Du pollen est présent sur la tête et les tarses (pattes) du bourdon (C. Cormier)

Le bourdon se déplace lourdement avec les pattes qui pendouillent (C. Cormier)

mercredi 13 mai 2026

Traits d'union

Il y a parfois des couchers de soleil qui sont difficiles à décrire. Celui-ci en est un. La tendance de ce printemps est que le jour, le temps nuageux persiste pour enfin ouvrir une fenêtre à l'horizon en toute fin de journée. Bien souvent, le spectacle à lieu dans la dernière heure. En effet, un magnifique coucher de soleil se manifeste pour nous récompenser des jours maussades et froids. Cette scène fut croquée le 4 mai 2026 à La Baie.

Les traits d'union sont entre le jour et le crépuscule (C. Cormier)

Le soleil domine le ciel couchant avec ses couleurs de feu (C. Cormier)