Par Claudette Cormier

jeudi 19 février 2026

Une micro-surprise suivie d'une grande joie

C'était le matin du 17 février 2026 à La Baie. Je vaquais à mes occupations dans la maison lorsque tout à coup, je repère sur ma porte-fenêtre un petit grain foncé. Immédiatement, je reconnais la silhouette! Il s'agit d'un Phyllonorycter, un micro-papillon! 

Le micro-papillon (petit grain foncé) sur la fenêtre en face du bateau cargo (C. Cormier)

Voici la silhouette du micro vue par en-dedans de la résidence (C. Cormier)

Lorsque nous pensons aux papillons nocturnes, on se fait une idée sur la taille, la forme et les couleurs de ceux-ci. De plus, nous savons que les papillons sont abondants en mai, juin, juillet et août lors de la belle saison. Cependant, les papillons qui hibernent à l'état adulte peuvent se réveiller lors de redoux hivernaux (février) ou printaniers (début mars). Dans notre région nordique, les premières espèces apparaissent habituellement à la fin mars ou au début d'avril dans le but de procréer. Ces dates sont hâtives, mais normales pour ces espèces de papillons. Quant aux toutes dernières espèces observées en région, elles se voient en novembre et parfois au début décembre. 

Je reviens à mon micro-papillon. À la hâte, je vais chercher ma caméra. Habillée en pyjamas, je sors dehors sur le balcon et mes chaussettes s'enfoncent dans la neige. Il fait -4°C (redoux) et il tombe des averses de neige. 

Les traces de mes chaussettes dans la neige sur le balcon (C. Cormier)

Heureusement, le micro est collaborateur. Je réussi à le prendre en photo. Ce n'est pas une mince affaire car je suis à la limite des prouesses de la caméra tellement ce micro est petit, son envergure étant entre 5 et 10 millimètres. Le nom de son genre est Phyllonorycter et appartient probablement à l'espèce apparella, une espèce très commune. En ce 17 février, c'est la date à laquelle le micro a été observé qui est particulière. 

Sous la lentille et avec cet agrandissement, la beauté du micro se révèle (C. Cormier)

Le minuscule et magnifique Phyllonorycter (C. Cormier)

Après mon safari photo, je suis rentrée. Évidemment, mes bas sont mouillées et mes pieds gelés. Par la suite, j'observe le comportement du micro. Avec grande lenteur, car ses sens sont au ralentis à cause du froid, il arpente la porte-fenêtre en direction d'un abri. Il trouve un interstice aux abords de la fenêtre et disparaît. Il va retrouver sa torpeur hivernale jusqu'au prochain redoux. D'observer aujourd'hui ce micro m'a précipité dans la hâte de recenser à nouveau les papillons nocturnes cette année! Bientôt... Encore un peu de patience.

vendredi 13 février 2026

Glaçons givrés de couleurs

Dans la région, au mois de janvier 2026, nous avons reçu deux épisodes de précipitations avec de la pluie. Évidemment, ce n'était pas souhaitable comme météo puisque tout a gelé par la suite. Nommons les routes, les trottoirs et les structures diverses où, pour nous, les déplacements sont devenus plus compliqués. 

Sur le balcon de la résidence, des glaçons se sont formés. J'en ai profité pour les photographier sous différentes luminosités. Sous la lentille de la caméra, c'était magnifique. Afin d'obtenir ces genres d'effets, le ciel doit être sans nuages. Et j'ai trouvé que c'était optimum de les photographier pendant un coucher de soleil. Ainsi, les glaçons arboraient les couleurs présentes à l'horizon, les teintes visibles grâce à la transparence de la glace. 

Le ciel bleu transparaît dans les glaçons faisant ressortir leur texture (C. Cormier)

On dirait une horde de pattes de chevreuils (C. Cormier)

Il s'agit presque d'une oeuvre d'art abstraite (C. Cormier)

L'orangé du coucher du soleil ajoute de belles couleurs chaudes aux glaçons (C. Cormier)

Les couleurs s'intensifient lors des derniers rayons du soleil couchant (C. Cormier)

Les glaçons ont été pris au flash après le coucher du soleil (C. Cormier)

Ici un bel effet tigré, les glaçons pris au flash plus tard en soirée (C. Cormier)

vendredi 6 février 2026

Les changements chez Blogger

Chers lecteurs,

C'est avec un certain souci que je dois vous partager un élément important. En voici l'explication. Ce qui m'a échappé est qu'en 2025, le site de Blogger a effectué de gros changements sur leur site. Je n'étais pas au courant de ces changements. Vous savez que c'est sur Blogger que j'écris mes articles depuis bon nombre d'années. En reprenant récemment le flambeau de l'écriture, je constatais que quelque chose clochait dans mon site. Cependant, j'étais incapable de dire quoi. Les statistiques sur mon site indiquaient qu'un très petit nombre de personnes seulement voyaient mes articles, ces derniers probablement trouvé au hasard. Habituellement, j'avais plusieurs dizaines ou parfois des centaines de lecteurs qui venaient lire mes articles. Mais ceux-ci semblaient être disparus dans la nature.

Dans les faits, j'ai su que Blogger a supprimé les notifications destinées aux abonnés venant de mon site. D'autres bloggeurs vivent exactement la même situation. Cela veut dire que lorsque j'écris un article, aucun des abonnés ne peut recevoir une notification. Et ils ne peuvent pas non plus écrire un commentaire. C'est bloqué. Ce que Blogger exige est que tous les abonnés adhèrent à nouveau à Blogger en pesant sur le bouton « Suivre », celui-ci situé en haut sur ma page. Ainsi, les abonnés pourront à nouveau recevoir les notifications lorsque j'écris article. 

Blogger font la pluie et le beau temps comme bon leur semble. De plus, ce site veut me forcer la main pour que j'agrandisse mon réseau de contacts via Facebook, Instagram, Pinterest et autres sites. Je ne suis pas abonnée à aucun de ces sites. Les règles du jeu ont changé et cela me désole énormément. L'ère du temps a changé. Le monde à changé. Je suis devant un mur que je ne peux aucunement franchir, ni contrôler, ni influencer. 

Devant le fait accompli, je sollicite votre aide. Si déjà vous faites partis des réseaux sociaux, auriez-vous la gentillesse de publier de mes articles? Cela pour que le site devienne visible à plus de personnes et d'en faire connaître l'existence. De plus, les abonnés de mon blogue verront peut-être que je suis de retour car ils ne le savent probablement pas. Ils doivent se réabonner. J'aimerais beaucoup continuer à écrire pour vous. Mon but est de faire connaître la beauté de la nature sous toutes ses formes. Cela en conservant mes intentions les plus pures. Je ne retire aucun gain financier à écrire. Je ne le fais que par passion.

Du fond de mon coeur, je vous remercie infiniment pour votre aide, pour votre compréhension et pour votre sollicitude. Et de vous abonner à mon site serait un grand honneur pour moi. Merci!

Claudette xxx

dimanche 1 février 2026

Brochettes de pigeons

Récemment à la mi-janvier, Germain et moi roulions dans les différents rangs à Saint-Honoré. Nous étions à la recherche d'oiseaux. Mais il faut avouer que c'était plutôt tranquille sur le terrain. Cependant, ce qui a retenu notre attention est la grande quantité de Pigeons bisets posés sur des fils électriques situés devant quelques résidences. Les pigeons étaient tous alignés, parfois épaule à épaule. Nous sommes arrêtés pour les observer car l'effet visuel était très intéressant.

Brochettes de pigeons (C. Cormier)

Les oiseaux sont collés les uns aux autres (C. Cormier)

C'est le repos ou la sieste (C. Cormier)

Il y avait ce beau pigeon blanc qui ressemblait à un petit lagopède (C. Cormier)

Puis, sans crier gare, tous les pigeons se sont envolés d'un bloc, comme si un prédateur était à leur trousse. Par contre, nous n'avons rien vu de suspect. Nous concernant, nous sommes toujours restés à l'intérieur du véhicule sans baisser les fenêtres. Finalement, nous en avons profité pour changer d'angle afin de regarder les allées et venues des pigeons. Ceux-ci se posaient sur les mêmes fils électriques, pour repartir et revenir aussitôt. Nous n'avons jamais su ce qui les avaient dérangé.

Nous avons changé d'angle pour les regarder (C. Cormier)

L'envolée des pigeons était de toute beauté (C. Cormier)

Les oiseaux revenaient aussitôt se poser au même endroit (C. Cormier)

Ils ont fait ce manège plusieurs fois avant notre départ (C. Cormier)

vendredi 30 janvier 2026

Quiétude

Devant notre résidence à La Baie, à tous les jours j'admire le magnifique contrefort de montagnes situé près de l'anse-à-Benjamin et qui s'étend en direction du fjord. Le paysage est différent d'une journée à une autre, ainsi que d'une saison à l'autre. Jamais ennuyant à contempler.

Le magnifique contrefort près de l'anse-à-Benjamin (C. Cormier)

C'est surtout le cap à l'Ouest qui attire l'attention avec ce massif qui s'avance vers la baie. En janvier, lors d'un rare coucher de soleil, car c'était nuageux ou neigeux pendant des semaines entières, j'ai pu photographier la montagne qui recevait les derniers rayons de soleil du jour. La lumière rose orangée faisait ressortir le relief des gros blocs de rochers proéminents sur son flanc. Alors que le froid sévissait, l'air lui, était saturé de cristaux de glace. Cela donne à la prochaine l'image la sensation d'une scène figée dans le temps. 

Le cap recevant la lumière rosée du coucher de soleil (C. Cormier)

Comment ne pas se sentir émue et émerveillée devant cette masse rocheuse qui existe que pour la contempler? Les montagnes dégagent tant de noblesse et de beauté tranquille.

Les flancs enneigés du cap à l'Ouest avec sa croix au sommet (C. Cormier)

mardi 27 janvier 2026

Une nature morte, mais une poésie vivante

Les mauvaises herbes? Je craque pour elles, surtout durant l'hiver. Pourquoi? Parce qu'elles conservent leur élégance et leur beauté sauvage. Je pense également à elles, à ce qu'elles étaient avant d'être enterrées par la neige. L'été dernier, ces plantes ont poussé à plein régime. Les insectes ont butiné leurs fleurs et ensuite, elles ont formé leurs graines. Tout pour assurer la subsistance de l'espèce. Elles ont tout donné d'elles-mêmes, vraiment tout. Au cours de l'hiver, il ne que reste quelques tiges, feuilles ou gaines qui parfois possèdent encore des graines. J'ai un énorme respect pour les plantes sauvages. La vie est plus forte que tout les concernant.

Feuilles et volutes (C. Cormier)

Je pourrais remplir un livre qu'avec des photographies de mauvaises herbes prises au cour de la saison froide. Les photographies suivantes représentent le thème « solitudes hivernales ». Place maintenant à leur beauté et à leur poésie.

Rubans et fioritures (C. Cormier)

Fière et coiffée (C. Cormier)

Chemin hivernal (C. Cormier)

Queue de paon (C. Cormier)

Anémone des neiges (C. Cormier)

Épis floraux (C. Cormier)

Bouquets de roses (C. Cormier)

vendredi 23 janvier 2026

Halo et flambeau

C'était le 17 janvier 2026. Germain et moi effectuons une marche sur la piste cyclable à La Baie. Le redoux de température a été une invitation à prendre l'air et à profiter des belles vues qu'offre l'emplacement. En fin d'après-midi, le soleil s'inclinait doucement vers l'horizon. Lorsque les nuages au nom d'Altocumulus se sont glissés devant l'astre du jour, j'ai pris en photos ce bel effet visuel. 

Les doigts d'Altocumulus semblent chatouiller le soleil (C. Cormier)

Ce coucher de soleil est tout à fait splendide (C. Cormier)

Puis, s'en est suivie une balade en voiture dans les rangs à La Baie avant de rentrer à la maison. En roulant dans le rang Saint-Joseph, j'ai eu la joie de capter la suite de ce magnifique coucher de soleil, cette fois, dans un milieu champêtre. Les amis, attendez-vous à ce que je vous inonde de plusieurs couchers de soleil cette année. Trop beau, trop merveilleux. Le spectacle est gratuit. De prendre quelques minutes pour admirer les couchers de soleil, c'est très bon pour calmer le système nerveux. En plus, cela nous permet de nous nourrir de gratitude envers la vie. Heureusement, nous demeurons dans un endroit où la pollution ne masque pas les couchers de soleil. Nous sommes très chanceux de pouvoir les admirer.

Le jour tire sa révérence avec élégance (C. Cormier)

Les couleurs s'intensifient alors qu'un superbe flambeau apparaît (C. Cormier)

mardi 20 janvier 2026

La Chouette lapone, reine de la boréalie

Quel bonheur! Cet hiver, nous avons reçu de la visite rare au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s'agit de l'énigmatique Chouette lapone! En effet, quelques individus ont été observés dans notre région. Cependant, leurs observations ne sont jamais aléatoires. L'espèce est cyclique qui se produit environ au cinq ans. Lorsque la nourriture se fait rarissime au nord de la région, les chouettes quittent la forêt boréale pour chercher leur nourriture plus au sud. Leur sud à elles, c'est nous ainsi que le sud du Québec. Parfois, celles-ci peuvent être vues au nord des États-Unis ce qui cause une grande commotion chez les ornithologues américains et avec raison.

La vénérable et noble Chouette lapone (C. Cormier)

Lorsque nous sommes en présence de cette magnifique chouette de grande taille, on ne peut que l'admirer, bien souvent en silence. Son aura dégage tant de noblesse. Et si par hasard ses yeux croisent les nôtres, son regard franc et directe perce nos âmes. Son essence, à la chouette, est pure. Frissons garantis. 

Son regard est franc et perçant (C. Cormier)

Elle est partie de son perchoir car elle a entendu un petit mammifère (C. Cormier)

Elle a enfoncé ses pattes dans la neige, mais la capture fut vaine (C. Cormier)

Au cours de la saison froide de cette année, un phénomène intéressant s'est produit. Deux Chouettes lapones se tenaient ensemble dans un même secteur. Il y a eu plusieurs altercations entre elles, car elles se battaient pour la dominance d'un certain territoire de chasse. S'en est suivi de nombreuses poursuites entre les chouettes.

Son territoire de chasse (C. Cormier)

Cette Chouette lapone change de perchoir (C. Cormier)

Elle surveille les environs (C. Cormier)

Une bataille se prépare (C. Cormier)

Les chouettes se braquent l'une contre l'autre (C. Cormier)

La dominance pour le site d'alimentation est en cours (C. Cormier)

Je vais taire l'endroit où elles ont été observées dans le but de préserver leur tranquillité. Afin de se nourrir, les chouettes ont besoin de silence puisqu'elles chassent à l'oreille. En effet, elles peuvent entendre et détecter les petits mammifères qui circulent sous un tapis de neige, comme par exemple, les souris et les campagnols. Si trop de gens s'approche de la chouette et jasent, sans parler du va-et-vient de la circulation d'automobiles, le bruit dérange sa chasse. Vaut mieux toujours garder une distance respectable.

À la tombée du jour et durant la nuit, les chouettes continuent leur chasse (C. Cormier)

lundi 19 janvier 2026

La mouche des neiges

Les passionnés d'insectes de la région vont être contents... Lors d'un redoux ayant eu lieu le 18 janvier 2026, Germain et moi avons observé notre premier insecte de l'année. Pendant que nous marchions sur la piste cyclable à Saint-Fulgence, celui-ci gisait immobile sur un banc de neige. À première vue, je trouvais qu'il ressemblait vaguement à un petit maringouin sans rostre (trompe suçant le sang de sa victime). Même sous la lentille de la caméra, je croyais que c'était un diptère. Cependant, en visionnant mes photographies en soirée, j'ai vu qu'il en était tout autre. 

Selon mes recherches sur iNaturalist et sur internet, le bibitte s'appelle mouche des neiges, un genre de Chionea. Apparemment, cet insecte sors de sa cachette hivernale lors de redoux de température dès que les températures atteignent -5°C à -3°C. Malgré son appellation de mouche, il ne s'agit pas d'une véritable mouche comme nous le pensons. Il n'en porte que des vestiges. Ses ailes sont atrophiées. Il ne peut voler. En unissant d'autres critères physiques, la mouche des neiges s'apparente plus à la famille des tipules. Certaines personnes trouvent qu'il ressemble à une petite araignée à cause de ses tarses repliés.

La mouche des neiges dans toute sa splendeur (C. Cormier)

Ce qui est extraordinaire est que cet insecte peut survivre aux températures froides grâce à deux antigels qu'il fabrique, soit du glycérol et du thréhalose. Ces produits empêchent la congélation cellulaire. Le Chionea se retrouve communément en zone froide et boréale. Pourquoi sort-il pendant l'hiver? C'est qu'il est déjà à la recherche d'un partenaire. On peut dire qu'il n'a pas froid aux yeux, ni aux pattes!

Lors du prochain redoux cet hiver, soyez aux aguets!

mercredi 14 janvier 2026

Volcans de glaces

Ah, l'hiver... Nous sommes rendus à la mi-janvier. C'est le coeur de l'hiver. Le paysage semble stagnant et figé dans le temps. Durant ce mois, il me fait toujours plaisir de contempler la nature, même si elle est endormie pendant quelques temps encore. 

Devant la résidence, il y a les berges de la rivière Saguenay à La Baie. À cette période de l'année, les glaces sont prises. Cependant, avec le jeu des marées, des tempêtes et des vents, celles-ci sont sculptées avec élégance ou d'une façon dramatique. J'aime admirer leurs formes, leurs pics, leurs cratères et leurs vallées. 

Une chaîne de volcans (C. Cormier)

Parfois, j'observe de grandes écorces de glaces qui s'emboîtent les unes aux autres créant des cônes et des dômes volcaniques. Ces sculptures naturelles sont accompagnées de caresses neigeuses sur leurs rebords créant des mers et des fleuves imaginaires autour de ces superbes volcans de glace. Lorsque arrive le coucher du soleil en fin d'après-midi, les ombres, accentuées d'un vibrant bleu indigo, s'étirent avec beauté sur la banquise. Comment ne pas être touché par tant de grâce?

Une jolie montagne de glace et ses arêtes (C. Cormier)

Ce volcan de glace a été en éruption (C. Cormier)

samedi 3 janvier 2026

Feuille métronome 🍁

C'était le matin du 24 décembre 2025. Germain et moi prenons une marche le long du parc Mars à La Baie. Le temps est froid et le vent est vif. La brise hivernale gèle nos joues. À cet endroit, le paysage est plus que magnifique peu importe la saison. De chaque côté de la baie s'élève de majestueuses montagnes qui surplombent la rivière Saguenay. Toujours très beau.

En marchant d'un bon pas sur la piste cyclable, j'observe les plantes sauvages et d'ornementations qui sont partiellement enveloppées de neige à leurs pieds. Au sommet de leurs tiges séchées et raides, leurs fructifications sont devenues squelettiques. Parfois, quelques graines sont encore présentes dans leurs gaines. La vie est en dormance. Sur le chemin du retour, je remarque près de moi une feuille de peuplier, parcheminée, mais entière. Ce que je trouve particulier est que la feuille trace un large trait sur la neige.

Feuille de peuplier métronome (G. Savard)

On aurait dit un métronome. Le vent s'amuse à créer son propre tempo. Aucun chronométrage, aucun tic-tac. Seulement des oscillations au gré de la fantaisie du vent. Le rythme est irrégulier et complexe. Seul le bruit de la feuille qui frotte contre le bitume est audible à la moindre brise. Une note grinçante suivie d'une note silencieuse. Une musique sans paroles. Touchante, cependant. J'aime remarquer la poésie dans la nature.

Le vent s'amuse... (G. Savard)