Par Claudette Cormier

mardi 12 mai 2026

Le pic-bois des poteaux

Le 25 avril 2026, Germain et moi étions en excursion à Métabetchouan. Au loin, nous entendions le cri de jungle provenant d'un Grand Pic. Puis, le cri s'est rapproché de nous et vlan! L'oiseau est passé au-dessus de nos têtes et s'est agrippé au sommet d'un poteau électrique. 

Le Grand Pic s'est posé près de nous sur ce poteau (C. Cormier)

Il s'agit d'une femelle puisque le rouge de sa huppe ne se rend pas jusqu'au bec comme nous le verrions chez le mâle. Le pic a émit quelques cris pendant qu'il examinait son environnement. Soudain, il s'est envolé pour se poser sur le poteau voisin. Et à nouveau, il parti encore pour se poser sur un troisième poteau toujours en émettant ses cris. Pour en être témoin des dizaines de fois, les poteaux électriques semblent être très attirant pour les Grands Pics. Ils s'en servent comme des postes de guet et d'écoute, au cas-où un possible congénère lancerait son cri en retour.

Il s'agit d'une femelle qui nous examine (C. Cormier)

Le Grand Pic s'est envolé pour se poser sur le poteau voisin (C. Cormier)

lundi 11 mai 2026

L'art de tuer la beauté du monde

Croyez-moi. Dans cet article, je n'ai pas le goût d'écrire un roman. Plutôt, j'ai envie de partager avec vous mon désarroi. Je ne dirai pas où dans la région, mais regardez ces images dégoûtantes prises le 9 mai 2026. Quelle tristesse. Notre belle planète ne mérite pas nos négligences coupables et notre flagrant manque de respect.

La Terre est souillée par nous les humains (C. Cormier)

La pollution par les déchets est dégoûtante (C. Cormier)

Ce ruisseau est très encombré par les détritus (C. Cormier)

vendredi 8 mai 2026

Le Canard souchet

Lorsque les canards barboteurs en migration arrivent dans la région au printemps, l'observation du Canard souchet est un réel plaisir pour les observateurs. Ce canard impressionne par la forme de son long bec au bout spatulé. Cet oiseau a la capacité de filtrer l'eau par les côtés du bec en conservant sa nourriture à l'intérieur de son bec. Il consomme des animalcules, des insectes et des graines. Cette action de filtrer fait penser aux baleines qui se nourrissent de krill et qui expulsent l'eau par ses fanons.

Le Canard souchet, un mâle, est tout à fait superbe (C. Cormier)

Bien entendu, le Canard souchet mâle est superbe avec ses flancs roux cannelle et sa tête verte aux reflets métalliques lorsque la lumière se reflètent dessus. Dès le mois de juin, le mâle va commencer sa mue et perdre ses belles couleurs nuptiales pour obtenir un plumage éclipse, un plumage de transition. À l'automne, il va de nouveau muer pour retrouver graduellement son plumage de printemps.

La photographie a été prise à Métabetchouan le 25 avril 2026.

jeudi 7 mai 2026

Tornade et éclairs de soleil

En fin de soirée du 3 mai 2026 à La Baie, suite à une journée nuageuse, l'horizon s'est ouvert à l'ouest. Le coucher de soleil ne semblait pas prometteur ce soir. Mais à nouveau, j'ai été confondue. À un moment donné, je suis devenue attentive à l'apparition de nuages de couleur jaune ocre qui ressemblaient vraiment à une tornade céleste.

Une tornade de lumière jaune ocre est apparue à l'horizon (C. Cormier)

Et dans l'oeil du cyclone, soudainement le soleil a jailli de tout ses feux. C'était beau! C'était solennel! Une lumière aveuglante qui commandait l'attention de tout ses sujets terrestres. Le soleil est le roi du ciel. 

Le soleil s'est royalement imposé dans cette éclaircie (C. Cormier)

Glissant sous l'horizon, l'astre du jour s'est retiré avec grâce. Pour terminer la journée, toujours avec révérence, il a créé une tempête de couleurs vives. Les nuages sont devenus vermillon intense pour graduellement s'estomper au fil des minutes. Nous ne pouvons que le remercier.

Les couleurs vives ont inondées la voûte céleste (C. Cormier)

La teinte vermillon est devenue intense, le ciel était en feu (C. Cormier)

mercredi 6 mai 2026

Les Plongeons huards

Dès le début mai, les Plongeons huards débutent leur migration. À cette période de l'année, ils partent du fleuve Saint-Laurent pour franchir notre région via le fjord. Certains individus font halte ici pendant quelques jours sur la rivière Saguenay, cela afin de refaire leurs forces. Par la suite, ils vont poursuivre leur chemin en direction du lac Saint-Jean en suivant la rivière Saguenay. Et rendus au Lac, ils vont filer à l'intérieur des terres en direction nord ou nord-ouest. C'est ce que nous appelons un corridor de migration dans le jargon ornithologique (du fleuve, empruntant le fjord, suivant la rivière Saguenay, atteintant le lac Saint-Jean et filant vers le Grand Nord).

Deux Plongeons huards nagent paisiblement ensemble (C. Cormier)

Lorsque la migration bat son plein, c'est toujours un immense plaisir de revoir les Plongeons huards. Souvent, quelques individus traînent sur la rivière Saguenay surtout à La Baie et à Saint-Fulgence avant que ceux-ci ne reprennent leur route. Le 4 mai 2026, des plongeons nageaient paisiblement devant ma résidence. Ils sont beaux! Et quand un Pygargue à tête blanche passe dans le secteur, les plongeons lancent leur « rires » caractéristiques suivies d'une longue note plaintive et mélancolique. C'est leur façon à eux de sonner l'alerte de la présence d'un prédateur. Ça donne des frissons dans le dos!

Ces oiseaux sont tout simplement magnifiques (C. Cormier)