Par Claudette Cormier

vendredi 8 mai 2026

Le Canard souchet

Lorsque les canards barboteurs en migration arrivent dans la région au printemps, l'observation du Canard souchet est un réel plaisir pour les observateurs. Ce canard impressionne par la forme de son long bec au bout spatulé. Cet oiseau a la capacité de filtrer l'eau par les côtés du bec en conservant sa nourriture à l'intérieur de son bec. Il consomme des animalcules, des insectes et des graines. Cette action de filtrer fait penser aux baleines qui se nourrissent de krill et qui expulsent l'eau par ses fanons.

Le Canard souchet, un mâle, est tout à fait superbe (C. Cormier)

Bien entendu, le Canard souchet mâle est superbe avec ses flancs roux cannelle et sa tête verte aux reflets métalliques lorsque la lumière se reflètent dessus. Dès le mois de juin, le mâle va commencer sa mue et perdre ses belles couleurs nuptiales pour obtenir un plumage éclipse, un plumage de transition. À l'automne, il va de nouveau muer pour retrouver graduellement son plumage de printemps.

La photographie a été prise à Métabetchouan le 25 avril 2026.

jeudi 7 mai 2026

Tornade et éclairs de soleil

En fin de soirée du 3 mai 2026 à La Baie, suite à une journée nuageuse, l'horizon s'est ouvert à l'ouest. Le coucher de soleil ne semblait pas prometteur ce soir. Mais à nouveau, j'ai été confondue. À un moment donné, je suis devenue attentive à l'apparition de nuages de couleur jaune ocre qui ressemblaient vraiment à une tornade céleste.

Une tornade de lumière jaune ocre est apparue à l'horizon (C. Cormier)

Et dans l'oeil du cyclone, soudainement le soleil a jailli de tout ses feux. C'était beau! C'était solennel! Une lumière aveuglante qui commandait l'attention de tout ses sujets terrestres. Le soleil est le roi du ciel. 

Le soleil s'est royalement imposé dans cette éclaircie (C. Cormier)

Glissant sous l'horizon, l'astre du jour s'est retiré avec grâce. Pour terminer la journée, toujours avec révérence, il a créé une tempête de couleurs vives. Les nuages sont devenus vermillon intense pour graduellement s'estomper au fil des minutes. Nous ne pouvons que le remercier.

Les couleurs vives ont inondées la voûte céleste (C. Cormier)

La teinte vermillon est devenue intense, le ciel était en feu (C. Cormier)

mercredi 6 mai 2026

Les Plongeons huards

Dès le début mai, les Plongeons huards débutent leur migration. À cette période de l'année, ils partent du fleuve Saint-Laurent pour franchir notre région via le fjord. Certains individus font halte ici pendant quelques jours sur la rivière Saguenay, cela afin de refaire leurs forces. Par la suite, ils vont poursuivre leur chemin en direction du lac Saint-Jean en suivant la rivière Saguenay. Et rendus au Lac, ils vont filer à l'intérieur des terres en direction nord ou nord-ouest. C'est ce que nous appelons un corridor de migration dans le jargon ornithologique (du fleuve, empruntant le fjord, suivant la rivière Saguenay, atteintant le lac Saint-Jean et filant vers le Grand Nord).

Deux Plongeons huards nagent paisiblement ensemble (C. Cormier)

Lorsque la migration bat son plein, c'est toujours un immense plaisir de revoir les Plongeons huards. Souvent, quelques individus traînent sur la rivière Saguenay surtout à La Baie et à Saint-Fulgence avant que ceux-ci ne reprennent leur route. Le 4 mai 2026, des plongeons nageaient paisiblement devant ma résidence. Ils sont beaux! Et quand un Pygargue à tête blanche passe dans le secteur, les plongeons lancent leur « rires » caractéristiques suivies d'une longue note plaintive et mélancolique. C'est leur façon à eux de sonner l'alerte de la présence d'un prédateur. Ça donne des frissons dans le dos!

Ces oiseaux sont tout simplement magnifiques (C. Cormier)

lundi 4 mai 2026

Bronze et dorures

Suite à cette pénible journée neigeuse du 1er mai 2026, lorsque le soir est arrivé, une petite fenêtre s’est ouverte au travers des nuages lors du ciel couchant. C'était vraiment une toute petite fenêtre. On aurait dit qu’elle signalait aux âmes découragées de tenir bon. Comme si c’était un clin d’oeil du soleil nous promettant des jours meilleurs. Dans les tréfonds de mon âme, c'est ce que j'aimerais croire...

Ce soir-là, je ne m’attendais à rien. J’ai bien vu qu’il y avait une minuscule éclaircie à l’ouest, mais sans plus. Il y avait tellement de nuages dans le ciel. Puis soudain, l’astre a émis une lumière aveuglante qui m’en a donné plein la vue. J'avais l'impression qu'il me disait : « Attends! Tu vas voir ce que je suis capable de faire avec si peu… ». Et là, le coucher de soleil est devenu spectaculaire! Les contrastes furent très prononcés, soit entre les nuages denses et cette lumière forte. Cela donnait au ciel un air dramatique.

Du bronze céleste est devenu du bronze liquide sur la baie (C. Cormier)

Tout à coup, pendant quelques minutes, une lumière dorée a complètement inondé la ville. En effet, un halo diaphane lumineux, mystérieux et ambré a voilé tous les immeubles et les montagnes. C’était sublime! Hors de ce monde! Heureusement, j’ai pu photographier cet atmosphère spécial. J’ai été étonnée par cette scène presque troublante.

Un voile diaphane a enveloppé La Baie d'un brouillard doré (C. Cormier)

Ensuite, en guise de finale, le soleil a peint par grands coups un tableau complexe et chaotique. Imaginatif, il a créé un trident de feu donnant au ciel une autre aspect tout aussi dramatique. Comment est-ce possible que toutes ces scènes et ces couleurs ont pu avoir lieu en si peu de temps?

Le ciel était mélodramatique jusqu'à la toute fin (C. Cormier)

vendredi 1 mai 2026

Bienvenue au 1er mai - texte sans mots


Pfffff! (C. Cormier)

Sans mots (C. Cormier)

Les installations portuaires (C. Cormier)